SCÈNE VII
Madame maréchal, assise sur le eunapé, à gauche: .M. M.\RÉCHAL, puis HENRIETTE.
^r. MARECHAL.
Figure-toi, ma chère, qu'au Casino, on danse, un danse... Et des toilettes! des toilettes! C'est étonnant, maintenant : je ne sais pas où on prend l'argent,. Personne n'a cinquante mille livres de rente, et toiitlj monde les dépense...
l'n domestique fiiiporte le thé. Henriette entre, poul* le servir, par la porte de gauche.
:\IAD.\ME MARÉCHAL.
( »li ! (r'esl très-brillaiii, je sais...
M. MARÉCHAL, à Henriette.
Tu n'as donc pas pu décider ta par'^sseuse de mère à te mener au bal?
Oh! ce n'est pas maman... Elle m'avait proposé de m'y mener... je n'ai pas voulu, ça m'ennuie.
M. MARÉCHAL
Déjà?... mou Dieu! comme tu fais tes dents de sagesse de bonne heure! (Henriette passe à droite et range sur le guéridon. — l"»!. Jlaréchal s'assied sur la chaise, à droite, auprès de
la table de thé.) A propos, ma chère, on a l'habitude de laisser l'argenterie dans la cuisine... Je ne sais pas s'il ne serait pas plus prudent tle la faire remonter ici pendant la nuit... Il paraît que le jardinier, en venant le matin, l'autre jour, a vu des pas dans le jardin... (Henriette, après un mouvement et un regard vers la fenêtre, va vivement vers la table et se met h servir le thé ) des pas 'd'homme, à ce qu'il dit...
MADAME MARÉCHAL, troublée.
Ah ! il a vu...
M. MARÉCHAL
Oh! c'est bien arrivé à Robinson !... (A. Henriette qui le sert.j Pas de lait... non... Mais je te dis non... Tu as une manière de servir le thé, par exemple, ce soir! (A madame Maréchal.) Oui, ma chère, près de la maison, dans
l'allée... (Henriette repose sur la table la théière, et madame Maréchal sa tasse de thé.) Bon! VOUS voilà effrayées, je parie...
MADAME MARÉCHAL
Moi... mais... mais non...
HENRIETTE, se penchant vers son père comme pour couvrir sa mère.
Oh! nous sommes une des seules maisons oii il y ait