‹ Henry ArnauldChapitre 235 sur 267 · Cf. Vie de la mère Gautron, p. 229 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Vie de la mère Gautron, p. 229 et suiv

6. Gabrielle Feydeau, veuve de Guillaume du Gué, sieur de Bagnols, conseiller d'Etat.

Henry Arnauld, n'a été mieux employée'. » L'intérêt spécial que l'évêque d'Angers portait à cette maison, trop alli'ctionnée à Port-Royal pour n'être pas l'objet de sa prédilection, se voit d'ailleurs presque à chaque page de la vie de la mère Gautron, écrite en 1689 P^^ ^^ oratorien anonyme.

Le couvent des Cordelières des Pont-de-Cé^ subit aussi très directement l'influence de Port-Royal. Lorsque Henry Arnauld voulut réformer les constitutions de ce monastète, il demanda à la mère Agnès de l'inspirer; celle-ci lui envoya des corrections au texte proposé ; le curé de Magnyles-Hameaux, qui avait été rendre visite à Henry Arnauld, fut l'intermédiaire de cette correspondance 3.

Citons enfin l'abbaye de Fontevrauld. Autant l'abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon, fille naturelle de Henri IV, avait montré d'hostilité contre Port-Royal, puisqu'elle proposa de disséminer les religieuses dans chacune des maisons de son ordre^, autant Port-Royal prit un empire considérable sur l'esprit de l'abbesse suivante, la fameuse sœur de M'"® de Montespan. Les constitutions de Port- Royal forment sa lecture favorite : « toutes les religieuses n'en devroient point avoir d'autres », et elle va s'efforcer d'en inculquer les principes à ses maisons ^ Cette sympathie rejaillit d'ailleurs sur Henry Arnauld : « Je ne puis me passer de vous dire, écrivait-elle à M""' de Sablé, que

1. Lettre autographe de Henry Arnauld : ms. fr. 19734, fol. 5i v». Voir aussi Du Fossé, Mémoires, t. IV, p. Sg.

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