SCENE VIL
Les mêmes , DAUBONNE , ANDRÉ.
DUBOURG 5 à Blaveau.
Convenez qu'il ne paraît pas son âge ?
BLAVEAU , à part.
Ah ! il n'a pas besoin du consentement de ses parens.
DAUBONNE , offrant un bouquet a Pauline. Ma belle future, voilà les fleurs que vous aimez.
PAULINE
Je les aime encore plus quand elles viennent de vous. DAUBONNE, baisant les mains de madame Frémin. Ma chère voisine, ma belle-maman , je vous salue.
MADAME BLAVEAU , à part.
La belle-maman est plus jeune que le gendre.
MADAME FRÉMIN
Eh bien , mon gendre , est-ce là une jolie mariée ? admirez comme cette parure lui sied bien* mais tout cela n'est rien... : vous verrez, vous verrez demain, quand elle aura le voile...., le bouquet de fleurs d'orange ! . . . Embrasse-moi , mon enfant , tu es trop
ii HERITAGE ET MARIAGE,
aimable ! et vous , monsieur Daubonne , vous êtes vraiment trop heureux d'avoir une femme comme celle-là ! ANDRÉ , bas à Daubonne.
Monsieur, tout est prêt... ; est-ce le moment?
DAUBONNE.
Oui, donne le signal.
Paraissez ! ( Les valets apportent les cadeaux et la corbeille. )
PAULINE
Ah ! mon Dieu ! c'est superbe !
MADAME BLAVEAU.
C'est magnifique !. . . éblouissant !
BLAVEAU.
Cela a dû vous coûter bien cher.
DAUBONNE.
Ma chère future , voilà. . .
MADAME BLAVEAU.
Quand nous nous sommes mariés, monsieur Elaveau, vous n'avez pas été si galant que mon oncle.
BLAVEAU.
Je n'étais pas si riche , madame Blaveau.
MADAME BLAVEAU.
Tenez, voilà comme je veux mon cachemire.
MADAME FRÉMIN
C'est beaucoup trop beau, mon gendre. . . ; par exemple, voilà des folies.
PAULINE
Allons, allons, maman, tu n'en es pas fâchée — : lu aimes tant à voir briller ta fille ! examine , admire , maman ! quant à moi , je ne peux que remercier mon bon ami , et de tout mon cœur.
Ma ch?rc Pauline!