‹ Héritage et mariage, comédie en trois actes et en proseChapitre 31 sur 62 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

DUBOURG , DAUBONNE.

DUBOURG

Comment m'y prendre? mes pauvres couplets! je crains bien qu'ils ne soient perdus.

DAUBON1NE.

Ah ! mon cher Dubourg ! tu me vois dans l'enchantement! depuis le déjeuner je cause dans le jardin avec

4o HERITAGE ET MARIAGE,

madame Frémin... Mon ami, quelle excellente mère î Nous étions assis là-bas, près de la volière... Il fait un tems superbe! il semble que la nature veuille embellir le jour qui se prépare !

DU BOURG, à part.

La nature ! pauvre ami !

DAUBONNE.

Madame Frémin me disait , les larmes aux yeux : Promettez-moi de nouveau le bonheur de ma chère enfant.

dubourg , à part.

Il me fend le cœur !

DAUBONNE.

Tu sens avec quel transport je renouvelais un serment déjà tant de fois juré... Ah, mon ami! dis-lemoi..., est-il une félicité égale à la mienne ?

DUBOURG

Mon cher Daubonne! tu as cinquante-neuf ans.

DAUBONNE.

Quel diable de souvenir le preiid là ?

DUBOURG

Mon ami , je cherchais quels ménagemens je pourrais employer pour Rapprendre; ... mais il me vient une inspiration , et je pense qu'il vaut mieux te donner tout de suite le coup de poignard.

DAUBONNE.

Toi, Dubourg?

Tu souffriras moins.

DAUBONNE.

Achève...

DUBOURG

Tuas donc cinquante-neuf ans, n'est-ce pas? et Pauline en a dix-huit.

Archives de la Ville de Bruxelles Archief van de Stad BrusseJ

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