‹ Héritage et mariage, comédie en trois actes et en proseChapitre 55 sur 62 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les mêmes, excepté ANDRÉ.

BLAVEAU.

Ah , mon oncle ! quel plaisir cela me cause !

MADAME BLAVEAU, à Pauline.

Quel bonheur ! vous serez donc ma petite tante ?

MADAME FREMIN

Yous serez donc mon gendre !

EUGENE , à part.

Heureusement, je serai bientôt loin de Paris.

DAUBONNE.

En attendant le notaire, il faut que je vous fasse part des réflexions que j'ai faites depuis ce matin... madame Frémin, je ne veux rien dissimuler ..j je me disais qu'un homme qui touche à la soixantaine est bien hardi de songer au mariage.

MADAME FRÉMIN

C'est une mauvaise pensée qui vous était venue -là, mon cher voisin.

BLAVEAU.

Sans doute : cependant il y a quelque chose de vrai dans cette idée de mon oncle.

DAUBONNE.

Cette idée dans laquelle mon neveu trouve quelque chose de vrai, était violemment combattue par mon affection pour ma chère Pauline. Que vous dirai -je? tourmenté , ballotté par mille raisons qui disputaient

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