ACTE III, SCENE XIII
MADAME BLAVEAU , à son mari.
Il ne nous laissera rien.
DAUBONNE.
Mais pourquoi n'en disposerais-je pas de mon vivant?
dubourg.
Laisse-moi faire : je te trouverai une femme dont Page se rapprochera plus du tien .
BLAVEAU , à part.
Il a une rage de marier mon oncle.
Quelque demoiselle majeure..., quelque veuve qui aura déjà fait le bonheur d'un premier mari.
MADAME BLAVEAU , montrant madame Frèmin. Madame, par exemple.
BLAVEAU , à sa femme.
Oh! qu'est-ce que vous dites donc là, madame » Biaveau?
DUBOURG
J'en avais l'idée.
DAUBONNE.
Je n'y pensais pas 5 mais je vous remercie d'y penser pour moi, ma chère nièce.
MADAME FREMIN, souriant.
Un moment , un moment! marions d' abord ma fille.
BLAVEAU, à sa femme.
Grâce à votre langue, au lieu d'un mariage en voilà deux.
MADAME FREMIN
Au fait , ma Pauline était un peu jeune pour vous.
DAUBONNE.
Ou moi un peu vieux pour elle... Ah çà, Eugène, pour ne pas te donner d'ombrage, faudra- 1 -il que je parle pour l'Italie , moi ?
74 HERITAGE ET MARIAGE, etc.
Non , non , on t'en dispense.
MADAME BLAVEAU , à part.
C'était bien la peine de quitter Bayonne !