JEAN SIMON
Professeur agrégé d'anglais au Lycée Michelet.
ANCIENNE LIBRAIRIE FURNE BOIVIN & C°, ÉDITEURS 3 ET Ÿ, RUE PALATINŒE — PARIS
& UNIV (EIBLIDTHEE \LEIDEN
Il n’est pas d'usage, en des ouvrages de ce genre, de se servir du haïssable « moi ». On « nous > pardonnera cependant, en cette page écrite après les autres, d’oublier un instant la règle, et d'employer des formules moins impersonnelles pour remercier ceux et celles dont les conseils ou l’amitié ont permis l’achèvement de ce travail.
Je veux mentionner d’abord les maîtres, vivants ou disparus, qui m'ont amené aux études anglaises et américaines. René Travers et Jules Derocquigny sont morts, mais, j’ose l’espérer, ce livre montrera que l’enseignement qu’ils m'ont donné n’a pas été perdu. M. Floris Delatire, M. Emile Audra, non contents d’avoir guidé mes années d'étudiant, ont constamment donné à mon travail de telles marques d’intérêt que les mots ne diront jamais les services qu’ils m’ont rendus. M. Charles Cestre, enfin, a bien voulu suivre mes efforts de tout près, et la forme à laquelle, après bien des retouches, je me suis arrêté, résulte pour une grande part de ses affectueux conseils.
Bien d’autres m'ont aidé, des manières les plus variées. Les renseignements que j'ai recueillis me sont venus, presque tous, de l’inépuisable bienveillance américainé. Nombre de chercheurs, de professeurs et d'écrivains, avec lesquels je suis entré en relations, sont devenus pour moi des amis. Avec une entière générosité, ils ont mis à ma disposition les ressources de leur érudition, souvent avant d’avoir eux-mêmes publié leurs découvertes. Mrs Eleanor Melville Metcalf, petite-fille d’Herman Melville, a égrené pour moi ses souvenirs, et m'a permis de consulter à loisir les documents et les livres qu’elle possède. M. Raymond Weàver, le premier biographe moderne de Melville, m'a non seulement fait part des renseignements de toute provenance qu'il détient, mais, au cours de délicieuses conversations, m’a fait entrevoir des chemins que, sans lui, je n’aurais pas devinés. M. Lewis Mumford, lui aussi, m'a reçu d’une façon char-
mante, et m'a fait profiter de sa brillante expérience. Le Dr Henry A. Murray Jr, bien que préparant lui-même un livre sur Melville, a répondu à mes questions les plus indiscrètes sans garder aucune réserve. Mr Charles Olson, Mr William Braswell, Mr Luther S. Mansfield m’ont généreusement fait connaître leurs trouvailles. Mr V. H. Paltsits m’a fait l'honneur d’une intéressante conversation. Et, tout récemment, un autre spécialiste américain bien connu, Mr Robert S. Forsythe, a bien voulu m'envoyer ses encouragements amicaux. Comment, enfin, ne pas remercier le personnel, admirable de complaisance, des grandes bibliothèques américaines, celles notamment de Harard University, de New-York et de Cleveland, et comment ne pas rendre hommage au Service Historique de l’Amirauté de Washington, et à son chef, le Commandant Dunn ?
L'Amérique, cependant, ne m'a pas seule servi. En Australie Mr John W. Earnshaw, en Allemagne M. le Dr Sundermann m'ont également aidé de leur expérience. En France, enfin, les spécialistes les plus divers ont été mis à contribution. Au Professeur André, je dois d’avoir osé décrire des cétacés. M. Marcel Clavel m’a donné sur J. Fenimore Cooper des renseignements de première main. M. Jean Castel, capitaine au long cours, m’a fourni sur la technique maritime de précieux éclaircissements. M. Louis Bonnerot m’a signalé de nombreux articles, et l’amabilité de MM. Pierre Blum et Pierre Thollon m'a, elle aussi, grandement profité. Pour finir, je dois témoigner d’une reconnaissance particulière envers mon entourage. Mes amis P. Morette, P. Isoré, Antoinette Six, mon beau-père, mon père, ont accepté de relire bien des pages. Ma femme, surtout, a, pendant des années, consenti au labeur le plus ingrat : elle a copié et classé des documents, dactylographié des chapitres terminés, relu des épreuves. Que tous trouvent ici l’expression de ma profonde gratitude.
Paris/le 1* Juin 1938:
JS: