LES TROIS ARCHA:«CES
Les anges à ce spectacle sentent une force nouvelle : iU adoreni, sans comprendre, l'œuvre magnifique 1e to» nains, et la création est belle ccmme «a premier joor
m£phistophélès.
Maître, puisque tu daignes encore descendre jn8« qu'à nous et t informer de nos nouvelles, comptant sur tes hontes accoutumées, je me présente avec la foule. Pardonne si mon langage est moins solennel que celui de ces messieurs; je sens que je m'expose à. être bafoué dans leur noble compagnie, mais toi* même te moquerais si j'essayais défaire du pathos; tu en rirais, si depuis longtemps tu n'avais renoncé a rire. Je n'ai rien à t apprendre ni du soleil, ni de&. planètes. Toute mon affaire est avec la pauvre espèce humaine. Le petit roi de la création est toujours du même acabit, aussi fantasque qu'au premier jour: il vivrait, je pense, un peu moins misérable si tu ne lui avais frappé le cerveau d'un rayon de ta lumière céleste. Il appelle raison ce beau présent que tu lui as fait, et il s'en sert pour vivre plus brutalement que tous les autres animaux. Il ne ressemble pas mal, sauf le respect que je dois à ta seigneurie, il ne ressemble pas mal à la cigale aux longues jambes, qui vole et saule étourdiment sur l'herbe, et répète toujours son monotone refrain. Encore si c'était sur l'herbe que l'homme se repose I mais il va donner du nez contre chaque tas de fumier.