‹ Hernies Inguinales et Crurales VolumineusesChapitre 5 sur 57 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de nos études médicales, nous avons eu la bonne fortune de voir opérer cinq hernies volumineuses, dont trois inguinales et deux crurales. S'il est vrai que la question de la cure radicale des hernies a occupé beaucoup les chirurgiens, tant aux différents congrès de chirurgie qu'à la Société de Chirurgie, il est juste de reconnaître que la cure radicale des hernies volumineuses a été laissée dans l'ombre. On s’est habitué, avec raison, d'ailleurs, à regarder les hernies inguinales et crurales volumineuses comme une rareté : la difficulté de réduire et de maintenir la réduction a peut-être effrayé les chirurgiens. Aussi, avons-nous cru utile de faire de cette étude le sujet de notre thèse. Après avoir donné, dans un premier chapitre, quelques notions sommaires sur la définition, la fréquence, l'étiologie et l'anatomie pathologique des hernies inguinales et crurales volumineuses, nous consacrons un

second chapitre aux indications de la cure radicale de ces hernies. Puis, dans un troisième chapitre, nous faisons une revue des procédés employés comme traitement et nous donnons avec détails la technique opératoire du professeur DURET, qui peut se résumer en celte simple phrase : hernio-laparotomie et suture solide de la paroi abdominale. Enfin, en lerminant, nous donnons les quelques contre-indicalions de la cure radicale et le pronostic des hernies volumineuses.

Mais, avant d'entreprendre cette modeste étude, nous éprouvons une grande émotion : notre pauvre père, qui nous a entouré de tant de sollicitude, nous a été brusquement enlevé, il y a quelques mois, avant que nous ayons pu lui offrir ce travail comme gage de notre reconnaissance et de notre affection ; que notre mère reçoive,aujourd'hui, pour elle et pour lui, l'assurance de notre profonde tendresse et qu'elle sache bien que nous la remercions sincèrement de tout ce qu'elle a fait pour notre instruction et des encouragements qu'elle n'a cessé de nous prodiguer.

Pendant notre séjour à Lille, nous avons rencontré à l’Université catholique d'excellents maîtres et de nombreux amis ; parmi les premiers, nous nous plaisons à citer notre cousin, M. LE PROFESSEUR VOITURIEZ, dont l'amabilité à notre égard nous fit oublier l'éloignement de notre famille et dont les conseils nous furent d'un si grand secours ; M. LE PROFESSEUR DURET, qui nous donna l'idée de cette thèse et qui

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se monira toujours envers nous un maître apprécié el dévoué; M. LE PROFESSEUR THILLIEZ, À qui nous devons ce que nous savons en ophtalmologie et qui fut pour nous un véritable ami.

Enfin, nous nous plaisons à dire un adieu ému aux camarades de l’internat, dont la gaîté et l'entrain nous plaisaient tant et dont l'amitié nous est si chère.

Que M. LE PROFESSEUR SEGOND reçoive l'expression de notre profonde gratitude pour l'honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.

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