SCÈNE VU
AltYLLA.
Gé D*est pas hiif LéandVe a franchi le passage.
H Ë R o , avec desespoir.
Begarde ! 8on cadavre a touché le rivage t Âhl tu voudrais en vain me cacher monfor&itl Pour le désespérer, qu'as-tu dit ? qu*as-tu fait?
Qui t'a donné le front de renvoyer ton maître? ^Tu le haïssais donc ?... ou tu Taimais peut-être 1
AMYLLÂ.
Juste ciel !
HBRO.
Qui te fit l'arbitre de son sort?
Misérable, réponds 1 Tu vois bien qu'il est mort! Quel venin est sorti de ta bouche Jalouse ?
As-tu dit que j*étals une infidèle épouse?
* ^ Tu t'es laissé mourir, te croyant moins aimé,
* Léandre, et pour jamais ton regard s'est fermé!
* Victime volontaire^ expirée avant l'âge ^
* De survivre à Tamour tu n'eus pas le courage ! ^ £t.ta lèvre glacée a bu le flot amer;
^ Et le ciel souriait, et calme était la mer t
* II ne me reste plus maintenant qu'à te suivre.
* Avant l'aube du jour j'aurai cessé de vivre ;
* Pour être l'un à l'autre unis, malgré le sort, -
* Tu franchissais la^mer... je viendrai par la morti ^ Mais la mort dans les bras de Tamour, c'est la vie I
* Je mourrai près de toi, sur ton cœur endormie!
* Quand je m'élancerai, cher époux, dans tes bras,
* Tu me croiras fidèle, et tu pardonneras !
* Et les jours passeront, et les nuits bienheureuses ,
* Sans désunir jamais nos lèvres amoureuses.
0 ma chère maîtresse ! avec un œil plus doux Regardez Amylla qui pleure à \ os ii;enoux :
Vous me croyez coupable, et m'avez condamnée !