Herzen et Proudhon
Nous nous sommes servi pour l’étude de Herzen de l'édition Lemke, en 22 volumes (Gosizdat, Moscou, 1919-1925) ; pour celle de Proudhon, des Œuvres complètes, publiées par Lacroix de 1867 à 1870, de la Correspondance, publiée par J. À Langlois en 1875, et de la Nouvelle édition des œuvres complètes, avec notes. et documents inédits, en cours de publication sous la direction de MM. Bouglé et Moysset (Paris, Marcel Rivière).
Notre bibliographie russe, sur le sujet particulier qui était le nôtre (x), est fort restreinte, aucun travail n’ayant encore été consacré en Russie aux rapports de Herzen et de Proudhon. L'influence de Proudhon sur le mouvement socialiste russe n’y a pas été davantage étudiée. Nous espérons pouvoir consacrer un jour à cette importante question un livre dont celui-ci est la préface. Les résultats de nos premiers sondages à travers la littérature socialiste russe ont été consignés dans les notes des dernières pages de notre conclusion. Cela nous a dispensé de les reproduire, une page plus loin, dans un index bibliographique spécial.
En ce qui concerne Proudhon, nous nous sommes guidé sur les bibliographies données par M. Bouglé dans La sociologie
(1) Pour la bibliographie de Herzen, cf. notre livre Alexandre Ivanoviè Hersen, Essai sur la formation et le développement de ses idées Paris, 1928, pp. 426-428.
LABRY, I
de Proudhon (Introduction, pp. VI. VII, VIII, XIV, Chap. 1, p. 2. Paris, Colin, 1911) ; et par M. Berthod dans P. Ÿ. Proudhon et la propriété (pp. 223-227, Paris, Giard et Brière, 1910). Les cours de M. Bouglé à la Sorbonne, les excellentes préfaces et notes qui enrichissent les œuvres déjà parues dans la Nouvelle édition, dirigée par lui, nous ont grandement aidé à mieux comprendre Proudhon. Notre savant collègue, A. Cuvillier, proudhonien éminent, a eu la complaisance de nous communiquer en manuscrit son introduction à De la création de l’ordre dans l'humanité, avant la publication du livre. Nous gardons à M. Bouglé et à son élève et collaborateur, A. Cuvillier, une grande reconnaissance pour tout ce qu’ils nous ont appris.
Notre travail doit beaucoup aux conseils de M. Jules Legras, doyen de la Faculté des Lettres de Dijon, et de M. Eisenmann, professeur à la Sorbonne, qui l’ont si amicalement aidé à paraître dans la Collection historique de l'Institut d'Études slaves. Vis continuent à notre égard, avec MM. Bouglé, Haumant, Patouillet et Lirondelle, la belle tradition des grands maîtres sécourables à toute bonne volonté laborieuse. Cette tradition était la vertu particulière de l’ancienne Université russe, à laquelle nous restons profondément attaché. Ses membres, dispersés par l'exil à travers l’Europe, la cultivent toujours. Nous leur rendons cet hommage. Nous ne nous sommes jamais en vain adressé à eux, soit directement, soit par l’intermédiaire de notre ami Pierre Ryss. M. le professeur Svatikov, en païrticulier, nous a souvent guidé sur la trace de Proudhon en Russie. Nous l’en remercions vivement.
Les loisirs et les moyens matériels nous manquaient entièrement pour aller consulter nous-même les archives de Herzen, divisées entre Moscou et Lausanne, où elles se trouvent, partie dans l’ancien Musée Rumjancev, partie entre les mains de Me Nathalie Herzen. M. Patouillet, avec son ordinaire empressement, a mis à notre disposition ses amis de Russie pour faire à Moscou les recherches qui nous étaient interdites. M. le