‹ Hétérocéres nouveaux de l'amérique du Sud (volume 3)Chapitre 104 sur 127 · MARS · texte numérisé non relu

MARS

PAUL DOGNIN

NOCTUIDAE

Eriopyga thermosema, sp. nov.

O 34, O Q 89 mill. —— Palpes, tête, thorax, corps et pattes brun sombre, l’abdomen pâlissant à sa base dorsalement. Dessus des supérieures brun sombre à tonalité rougeñtre, entièrement recouvert d’écailles hlacées, sauf sur les lignes et dessins qui sont : la demi-ligne extrabasilaire, arrondie souscostalement et dans la cellule ; l’antémédiane géminée, anguleuse souscostalement et sousmédianement en avant de la tache elaviforme; la tache orbiculaire, ovale, oblique, à pourtour plus sombre (les deux bords rentrant un peu dans le centre chez le Œ): la réniforme large, également à pourtour plus sombre ; la ligne postmédiane géminée, quittant la côte au-dessus de la réniforme, tremblée et arrondie en dehors de la côte pour rentrer sous la 2 et sur le bord interne ; une subterminale épaisse de la côte, puis mince, également tremblée et arrondie; une ligne terminale festonnée; la frange brun sombre. Dessus des inférieures et franges blanchâtre grisant à reflet blond; le dessous costalement plus sombre avec l’indication d’un point diseal et d’une ligne postmédiane arrondie qui reparaissent à peine en dessus. Dessous des supérieures brun, la cellule garnie de poils allongés, avec quelques atomes blancs vers l'apex et la frange plus rougeitre.

Cette description est faite sur la Q type parce que d’une plus grande fraîcheur, mais le C' est pareil.

Un &, trois © © ; Paramo del Quindiu, 3.800 mètres, Colombie (Fassi).

Proxenus nigrifrons, sp. nov.

25 mill. — Palpes gris blanchissant en dessous ; front d’un noir profond ; vertex (entre les antennes), sommet de la tête, collier et thorax gris, le cou marqué de noir à la base des palpes ; abdomen blanchissant; base des pattes blanchâtre, tibias gris, les tarses plus sombres. Dessus des supérieures gris terreux avec quelques rares atomes noirs dans la partie interne et les lignes d’un noir profond fortement marquées : une extrabasilaire, coupant la côte, puis le bas de la cellule ; l’antémédiane, oblique en dehors de la côte au bord interne, faiblement incurvée sous la médiane; un trait costal marquant la médiane, laquelle est rappelée par quelques atomes noirs vers le bord interne ; la postmédiane quittant la côte vers le second tiers pour aboutir au bord interne, vers le quatrième cinquième, faiblement ondulée; le bord terminal semé de quelques atomes noirs et la frange plus pâle. Inférieures et ses franges blanc luisant, l'extrême bord terminal et la base des franges grisant faiblement, notamment à l’apex en dessus, mais à peine en dessous, avec quelques atomes costaux noirs. Dessous des supérieures pâlissant, - blanc luisant sousmédianement, la cellule garnie de longs poils, avec le rappel costal de la ligne postmédiane qui s'aperçoit en transparence.

Un C' capturé à la Rioja, République Argentine, par M. le D' Eugenio (Griacomelli, s1 ardent dans l’étude des sciences natu-

relles et à qui l’on doit déjà nombre de découvertes intéressantes. :

Proxenus acutipennis, sp. nov.

d'28, Q 29 mill. — Apex des supérieures légèrement acuminé. Palpes, tête et thorax gris, abdomen blanchâtre. Dessus des supérieures d’un gris uniforme légèrement lilacé, sablé de quelques atomes blanes, notamment chez la © ; l’antémédiane à peine indiquée, flexueuse ; une vague indication de ligne médiane, anguleuse ; l’orbiculaire arrondie à bord plus teinté ; la réniforme perdue dans le fond; une fine ligne postmédiane peu distincte, un peu plus teintée, fortement anguleuse entre 6 et 7, rentrant oblique sur la côte et vers le milieu du bord interne, la ligne se prolongeant un peu sur le pli sousmédian ; une fine ligne terminale également peu distincte, plus rapprochée du bord vers l’apex qu'à l'angle interne; la frange concolore, Inférieures blanchâtre

DS TR SPC. SRE

dy Us LE

Ep el Dex 26

[PSS AE

ochracé, grisant dans la seconde moitié en dessus, le. dessous entièrement blanchâtre ochracé; la frange blanche. Dessous des supérieures gris blond.

Une paire prise à la Rioja, République Argentine, par M. le D' Eugenio Giacomelli.

Matigramma crenulata, sp. nov.

28 mill. — Tête, corps et dessus des quatre ailes d’un gris ochracé semé d’écailles brunes et pointillé de blanc par places, les dessins plus noirs. Supérieures avec une antémédiane mieux indiquée et géminée au départ de la côte; la tache réniforme oblongue ; une ligne postmédiane noire bien marquée, dentée, en dehors entre 3 et 5, rentrant après la 7; les nervures vaguement pointées de pâle subterminalement; un point terminal noir bien net entre chaque nervure; la frange double, festonnée, sur le bord festonné (la première moitié de la frange plus sombre). Inférieures traversées par deux lignes très indistinctes : une antémédiane et une postmédiane, cette dernière mieux marquée et géminée vers le bord abdominal ; la série des points noirs intranervuraux, le bord et la frange comme aux premières ailes. Dessous des quatre ailes et franges gris ochracé luisant uniforme avec la pâle indication d’un petit point disceal à chaque aile et le rappel des points terminaux entre les nervures.

Une Q prise à la Rioja, République Argentine; par M. le D° Eugenio Giacomelli.

Ephyrodes gorgoniopis,; sp. nov.

54 mill. — Supérieures à apex légèrement acuminé et bord terminal largement bombé dans son milieu ; inférieures avec le bord terminal fortement anguleux sur 4, l’angle anal. aplati. Palpes, tête, thorax, dessus du corps et des ailes brun olivâtre sombre, dessous du corps et des ailes de même tonalité, mais plus pâle. Dessus des supérieures avec les dessins d’un brun plus sombre; une ligne antémédiane largement dentée, à peu près également distante de la base sur les deux bords; l’orbiculaire ronde suivie d’un point sous la médiane: une ligne oblique médiane anguleuse, puis ondulée de la côte à la nervure médiane ; une petite tache réniforme sur la moitié supérieure de la disco-

De re

cellulaire, immédiatement suivie par la ligne postmédiane dentée, confuse, à peine en dehors postdiscalement; une fine ligne subterminale oblique, droite du bord interne de peu avant l’angle jusqu'à la 7, puis cessant, le fond entre les lignes postmédiane et subterminale brun sombre, ce fond se prolongeant au-dessus de 7 costalement jusqu’à l’apex ; une ligne terminale brune largement chevronnée, les pointes en dedans, s’ochraçant en dehors, le bord brun, l’espace entre les lignes subterminale et terminale blanchissant sablé d’atomes bruns jusqu’à la 7; la frange brune à pointe blanchissante.

Inférieures avec les dessins continuant ceux des premières ailes : une ligne indistincte médiane continuant la postmédiane des supérieures ; une postmédiane droite continuant la subterminale et suivie de l’espace blanchâtre ; la ligne chevronnée arrondie perdue dans le fond plus sombre, mais la partie ochracée hien visible ; frange brune pointée de clair. Dessous des supérieures avec un point noir dans le milieu de la cellule: une ombre médiane arrondie contre la discocellulaire qui est marquée sur le pli d’un point noir auréolé d’ochracé, cette teinte ochracée se prolongeant sur le bas de la discocellulaire et la 3; une ligne subterminale arrondie postdiscalement et pointée de blane sur les plis. Dessous des inférieures avec le point diseal noir auréolé d'ochracé, immédiatement suivi par une ombre médiane; une postmédiane faisant suite à la subterminale des premières ailes également pointée de blanc entre les nervures. Franges brunes pointées de clair. |

Un ; Saint-Laurent du Maroni, Guyane française (LÆ

MourrT).

PEROPHORIDAE

Perophora peniä,; sp. nov.

27 mill. — Supérieures à apex obtus, le bord terminal droit, arrondi vers l'angle; la 5 près de l’angle inférieur cellulaire contre 4; le frein présent. Palpes, antennes, tête, corps et ailes d’un blond mordoré luisant semé de quelques atomes brun elaur; l'extrémité anale, le départ de la côte des premières ailes et les lignes brun clair. Supérieures traversées par deux lignes : une antémédiane légèrement arrondie et une postmédiane en dehors de la côte, anguleuse sur 7, 8 et rentrant droite sur le bord

nt frirt d ia # 1

CEE

interne ; l'angle est formé sur 7, 8 peu après le point où ces deux nervures se tigent ensemble, la ligne se trouvant, ainsi plutôt éloignée du bord; un petit trait oblique noir sur la discocellulaire. Inférieures avec une ligne centrale droite de la 6 au bord abdominal faisant suite à la postmédiane des premières ailes. Extrêmes bords terminaux et franges brunissants. Dessous pareil, mais l’antémédiane obsolescente aux supérieures et la ligne des inférieures non plus centrale, mais postmédiane légèrement arrondie.

Un ©’; Bogota, 2.800 à 3.200 mètres, Colombie (FassL).

Imprimerie Oberthür, Rennes—Paris (653-19)

Eu À

“PAR

Pauz DOGNIN

Fascicule XVII

1e DÉCEMBRE 1919

IMPRIMERIE OBERTHUR, RENNES

ne

PAR

Pauz DOGNIN

Fascicule XVII 1: DÉCEMBRE 1919

IMPRIMERIE OBERTHUR, RENNES

PAUL DOGNIN

(Notes et Synonymies)

AMATIDAE

Xanthyda anaxantha, sp. nov.

27 mill. — Jusqu'à ce jour je calculais la taille suivant l’ancienne méthode, c’est-à-dire d’un apex à l’autre. Dorénavant, j'adopte la méthode de sir Geo F. Hampson, c’est-à-dire en mesurant du centre du thorax à l'extrémité de l’une des ailes, puis doublant.

Palpes noirs pointés de blanc au départ en dessus; vertex (entre et légèrement devant les antennes), sommet de la tête et antennes noirs, 1risés d’un trait vert métallique derrière les antennes ; collier noir, cravaté de blanc par côtés, à tache vert métallique en dessus ; ptérygodes, thorax et dessus de l’abdomen noirs ; les ptérygodes et thorax irisés de vert métallique, l’abdomen avec deux bandes latérales vert métallique (une de chaque

côté) commençant par une grosse tache blanche sur le premier anneau; quelques reflets vert métallique dorsaux; ventre et anus noirs; chaque côté du ventre avec deux points blancs médians sublatéraux et une série sublatérale interrompue de taches vert métallique ; la touffe anale précédée d’un liséré ventral blanc; épaules tachées de vert métallique; coxae blancs; pattes noires pointées de blanc au départ. Les quatre ailes hyalines bordées de noir. Supérieures avec deux traits basilaires sousmédians et une tache souscostale vert métallique; les nervures noires; un large trait discal noir presque droit; la bordure terminale fortement élargie, rentrant intérieurement jusqu'’avant la jonction des T et 8 et formant une petite saillie sur 5 et 2. La bordure des

e ETES G

es

inférieures plus large à l’apex et à l’angle anal. Franges noires. Dessous pareils moins les irrorations des premières ailes. Un O'; Saint-Jean du Maroni, Guyane française (Le Mourt).

Macrocneme xanthoiopha, sp. nov.

45 mill. — Palpes, antennes et tête noirs, la tête azurée de vert métallique; collier noir à reflets vert métallique avec une grosse touffe jaune entre les ptérygodes; ptérygodes noirs, le centre azuré de vert métallique ; prothorax noir, méso- et métathorax vert métallique ; adbomen et ventre noirs, chaque anneau avec reflets vert métallique, le premier anneau avec deux grosses toufles Jaunes dorsales; la valve ventrale vert métalhique, lisérée de blanc; coxae vert métallique; pattes noires avec reflets vert métallique au départ et les tarses de la dernière paire jaunes. Dessus des quatre ailes vert métallique tournant suivant l’angle au bleu indigo violacé, le dessus pareil, mais plus mat.

Un S' de Choco, Colombie, dont je suis redevable à l’amabilité du cher frère APOLLINAIRE-MARTE.

Delphyre tetilla var., coerulescens var. nov.

36 mill. — Diffère de tetilla typique par le développement des irisations bleu métallique et l'absence, à l’apex et à la frange apicale des supérieures, de toute trace de blanc.

Supérieures d’un noir plus profond que dans le type. Dessus des inférieures avec le pourtour de l’intérieur vitré et les nervures 1 et 2 fortement irisés de bleu métallique sous un certain angle, le bord inférieur cellulaire, vitré dans la race typique, entièrement noir irisé dans coerulescens. Dessous avec les 1r1sations bleu métallique plus largement développées aux premières ailes, recouvrant entièrement les inférieures, sauf sur les bords de la seconde moitié. Apex et frange des supérieures entièrement noirs ; dans mes quatre spécimens typiques de tetilla, trois ont, dessus et dessous, l'extrémité apicale plus ou moins blanche ainsi que la frange correspondante; dans le quatrième spécimen la frange seule reste blanche.

Un © pris à Espinal, Colombie, en mars 1918, et que je dois à l'extrême obligeance du frère APOLLINAIRE-M ARTE.

Delphyre boettgeri Druce n’est certainement qu'une variété de tetilla à tache apicale blanche plus développée.

NOCTUIDAE CATOCALINAE

Mocis camptogramma, sp. nov.

40 à 42 mill. — Palpes, tête, thorax et pattes gris; antennes à ciiations grises, le dessus de la tige blanchissant; abdomen gris clair. Dessus des supérieures gris suffusé d’atomes blancs ; pli sousmédian brun, longé en dessous par une fine ligne blanche qui le traverse vers le milieu de la 2, puis remonte vers la côte plus oblique que le bord terminal; cette ligne se fond, avant la côte, à deux millimètres du bord terminal, dans les atomes blanchâtres ; en dehors de cette ligne le fond s’assombrit, moins suffusé de blanc, sur un petit espace, puis le semis blanc reprend terminalement, sauf sur l’extrême bord et les nervures qui le traversent (indistinctement plus sombres) sont marquées d’un petit point noir subterminal, peu visible vers l’apex; un petit point noir discal indistinct; frange double, grise, sablée et pointée de blane. Dessus des inférieures gris, blanchissant au centre et au bord abdominal (presque entièrement gris dans l’un des cotypes), la frange blanchissante. Dessous des premières ailes à centre gris noirâtre, les bords plus pâles:; dessous des inférieures grisâtre blanchissant.

Plusieurs dœ; Bogota, Colombie, 2.800 à 3.200 mètres (Fassr).

A placer auprès de Aocis phasianoides Guénée.

NOCTUINAE

Orotermes monstrosSa; £p. nov.

35 millimètres, mesure prise de l'extrémité d’une gouttière à l’autre.

Palpes blonds, le troisième article brunissant; front blond; pattes blondes, les tarses de derrière avec de longs poils brunissants ; tout le reste brun plutôt luisant, le dessous des secondes ailes légèrement éclairci. Supérieures très curieusement confor: mées, arrondies vers le milieu en forme de toit ; la seconde moitié

pe

coupée court carrément à peu près au milieu de son développement normal, avec une assez large queue à l’angle interne garnie de poils et figurant très bien une gouttière à cette sorte de toit! Dessus des inférieures avec une touffe postcellulaire de longs poils sur le pli; la médiane et le bord abdominal couverts de longs poils. Dessous des premières ailes couvert de longs poils duveteux, l'extrémité de la geuttière avec une touffe jaunissante d'androconta; le dessous des inférieures traversé par une vague ligne postmédiane arrondie. Les franges concolores. Un C'; Maroni, Guyane francaise.

GEOMETRIDAE

Macrotes (Ametris Cn.) netrix Cramer et netrix

cordovariä Guénée.

Dans le fascicule XIT des Ætudes de Lépidoptérologie comparée, M. Charles OBERTHÜR remarque que la collection GUuÉNÉE ne contient pas et que lui-même n’a jamais vu aucun C' conforme à la figure donnée par Guéxnée, pl. 15, fig. 1, Atlas du Species général.

Je ne possède dans ces deux fermes que bien peu de matériaux : deux CS (Equateur) et une © (Pérou) absolument conformes à la figure 3299, pl. CCCXC de Cordovaria Gn., puis ua © (Saint-Laurent du Maroni, Guyane) que je crois pouvoir rapporter à netrix Cram. Dans ce dernier les ailes inférieures ont la bordure terminale un peu élargie et, vers l’apex et l’angle interne, séparée en deux par un mince filet blanc, formant ainsi à l'œil comme un double liséré sur une partie de son parcours. Peut-être le Œ du Muséum figuré par GUÉNÉE avait-il cette même disposition plus accentuée ? Peut-être aussi le dessinateur a-t-1l exagéré la chose ? Ce qui est certain, c’est que la fig. 1, pl. 19, indique des lisérés noirs alors que GuÉNÉE, dans sa description, parle de lisérés d’un rouge carmin obscur et c’est la description qui est correcte.

GUÉNÉE sépare cordovaria de netrix pour trois motifs :

1° La taille plus grande et 1l indique 58 muill. pour cordovaria et 82 mill. pour netrix. Or, le G' qu'il fait représenter pl. 15 mesure non pas 52, mais 96 mill. et même, suivant la méthode Hampsox, 60 millimètres! Les trois GO que je possède mesurent

suivant cette dernière méthode : le CG du Maroni, 58 ; les deux SO de l'Equateur, 60 et 62 millimètres ;

2° « Le liséré des ailes simple ». Il ne peut être question que du liséré des ailes inférieures puisque lui-même figure un liséré simple aux supérieures de la fig. 1, pl. 15, et nous avons vu plus Haut à quoi devait probablement se réduire le double liséré des secondes ailes :

3° « Les inférieures n'ont que deux dents beaucoup plus larges, entre l’angle interne et la dent de la 2 (soit la nervure 4 fide Hampsox ou la R° fide ProuT) », écrit GUÉNÉE, tandis que, pour netrix, 1l indique « quatre petites dents avant celle de la 2 ».

Or, tous mes exemplaires sont sur ce point identiques, portant trois dents (de l’angle à la 2, puis à la 3, puis à la 4) et il en est exactement de même dans la figure de CRamEer. En outre, la figure de cordovaria n° 3299 indique ces mêmes trois dents et non deux comme le porte la description.

Bref, à mon avis, on peut considérer netrix Cramer et cordo-

varia Guénée comme deux variétés, peut-être locales, mais c’est

la même espèce.

Ametris nitocris, Cramer.

Cette espèce, ainsi que le remarque M. Charles OBERTHÜR, est beaucoup plus répandue.

FE ' J æ ; ; 7 g 1

Vioxrey-MieG a nommé var. pudibunda la forme rose vineux et var. albimaculata la forme à tache discale blanche des inférieures agrandie et non lisérée extérieurement (le Waturaliste, 15 décembre 1999).

Leuciris fimbriaria Cramer et fimhrialis Stoll.

Voilà deux espèces dont les figures, pourtant relativement bonnes, ont été interprétées bien différemment par les auteurs. BurLER, pour commencer, a vu dans fimbriaria deux séries

de points « argentés », c’est-à-dire l’a identifiée comme M. Charles

OsErtTaür (fascicule XIE, pl. CCCXCIEL, fig. 3510) et, en conséquence, a créé un Leucistis (Chrysocestis) poecilmidia à bordure plus mince et ne contenant qu'une rangée de points « cuivrés = cupreous », lequel poecilmidia est l'espèce figurée par M. OBer- THÜR comme strictefimbriaria sous les n°* 3311 et 5312.

Or, je remarque en passant que la figure ©, pl. 348, de CRAMER n'indique bien, ainsi que le dit expressément CRAMER dans sa description, qu'une rangée de points « dorés ». Ceux-ei sont lisérés de noir et reposent presque immédiatement sur le fond blanc.

MM. WaRrrEex et ProUT, au contraire, ont vu fcnbriaria dans l’insecte figuré sous les n° 3311 et 3312 par M. OBERTHÜR, c’està-dire que, suivant eux, la synonymie s'établit comme suit fimbriaria Cramer = tmperata Gn. = poecilmidia Butl. = strictefimbriaria Obth.

M. Prour a, de plus, décrit dans les Annals and Magazine of Natural History, sér. 8, vol. VI, octobre 1910, la Leuciris beneciuliata qui est identique à strictefimbriaria var. minutepunctaria Obth., fig. 3312, pl. CCCXCII. Dans les mêmes Annals, sér. 8, vol. VITE, décembre 1911, M. ProuT remarque qu’en créant benecliata il a malheureusement comparé sa ciliation à celle de mysteriotis et non à celle de la vraie fimbriaria et il admet qu'il soit possible, quoique peu probable, que beneciliata me soit qu'une race locale de fimbriaria Cramer.

Enfin M. WARREN nommait fimbrialis Stoll = 2nstitata Gn. l'espèce figurée par M. OsErraür sous le n° 3310, figure qui se rapporte assez bien au n° 4 de la planche 16 de Srorx, sauf les deux points costaux ; mais si J'examine avec attention les 64 spécimens de ce groupe réunis dans ma collection, j’aperçois plusieurs exemplaires marquant distinctement ces mêmes points costaux. Or, ces points sont, en fait, les départs de lignes obsolescentes et ce sont ces lignes qu’on retrouve complètes dans la beneciliata. Srorr, dans sa figure, les a exagérés et 1l à trop noirei la côte qui contient bien, du reste, de fines stries noires.

En somme, à la base de ce chaos, se trouvent deux figures qui, comparées à beaucoup d’autres, peuvent être appelées bonnes.

Qui a raison ?

Pour ma part et tout bien examiné, je propose, jusqu'à plus ample informé, les synonymies suivantes :

Leuctris fimbriaria Cram.=timperata Gn.=poecilmidia Butl. = strictefimbriaria Obth.

Leuciris beneciliata Prout — strictefimbriaria var. minutepunctaria Obth., subsp. de la précédente ?

Leuciris fimbrialis Stoll = énstitata Gn. = fimbriaria Obth. = imperata Obth.

Le groupe cemprend encore trois autres espèces : Leuciris mysteriotis Prout qui ne diffère des grands exemplaires de fmbrearia que par sa ciliation des antennes plus courte, amplimargo Warr. et latimargo Warren.

Ophthailmophora aämphissaria, Obth.

L’insecte, que M. OBErRTHÜR a décrit et figuré sous ce nom p. 155, pl. CCCXCIT, fig. 3519 et 3320, doit être le même que celui que J'ai nommé pepita (Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XL, 1896, p. 144). Dans les figures 3319 et 3320, les deux points métalliques des inférieures semblent plus rapprochés. Chez pepita, le petit point submarginal est situé entre + et le pli remplaçant la 5. J'ai l'espèce de l’Equateur, du Sud-Brésil et du Venezuela.

Ophthalmophora piutus, Obth.

Cette espèce, représentée pl. CCCXCITEI, fig. 3325, est la même

qu'Opisthozia fulvistrota Dognin (Annales de la Société ent.

de Belgique, tome LIT, 1908, p. 267).

Ophthailmophora croesus, Obth.

Semble identique à Opisthozxia nitidisquama Warren (Vovitates Zoologicae, vol. IV, 1897, p. 461), mais M. OBErTHüE dit que le Sa les antennes filiformes ; or nitidisquama les a crénelées?

Ophthaimophora bolivari, Obth.

Même espèce qu'Ophthalmophora phrynearia Schaus (Annals and Magazine of Natural History, sér. 8, vol. IX, avril 1912). J'ai cette espèce de Costa-Rica et de Colombie. Dans mes exemplaires la ligne médiane arrondie du dessus des supérieures, qui se laisse deviner dans la figure 5328, est légèrement plus accentuée.

Ophthal!mophora superamabhilis, Obth.

L'espèce a été décrite par WaRREN comme Oprsthozrtia laticlava dans les Vovitates Zoologicae, vol. XI, p. 542. A la page 543 du même ouvrage, WaAaRREN a décrit l’'Opisthoxia vigilans qui est l’espèce la plus voisine d’amabilis Cramer que je connaisse.

ne [Uee

DIOPTIDAE

Myonia primula, sp. nov.

Œ 34 mill. — Palpes jaune pâle, noircissant sur les côtés, la base jaune vif; front jaune pâle; vertex (entre les antennes) et sommet de la tête noirs, ce dernier pointé de jaune pâle; collier noir avec deux points jaune pâle; le cou jaune vif; ptérygodes noirs bordés de jaune; dessus du thorax et de l’abdomen noir avec deux bandes longitudinales 1aunes; le ventre et les pattes jaune pâle, ces dernières brunissant en partie. Dessus des supérieures brun sombre, les nervures en grande partie Jaune pâle, marqué de deux taches Jaune vif : la première, partant du milieu du bord interne qu’elle occupe sur un bon tiers, à bord intérieur oblique jusqu'à la médiane avant la 2, dépassant un peu la médiane en avant de 5, à bord extérieur arrondi de ce point (la 5) sur ? et le pli, puis rentrant au bord interne; la seconde tache petite, aplatie, adossée à la moitié supérieure de la discale avec une petite pointe sous la 10, irrégulière de là à la 5 qu'elle dépasse un peu en dessous; frange concolore à pointe pâle. Dessus des inférieures d’un brun plus sombre, les nervures coneclores avec une large tache centrale jaune vif occupant les trois cinquièmes sur le milieu du bord abdominal, la base restant brune, à bord extérieur assez droit, enguleux entre 5 et 6, puis remontant sur la côte, la bordure assez large et égale; la frange concolore à pointe blanchissante. Dessous pareil, maïs les deux taches des premières ailes agrandies et se touchant presque vers l'angle inférieur discocellulaire, les nervures restant couleur du fond ; la base des inférieures jaunissant presque entièrement.

Un c'; Loja, Equateur.

Q 38 null. —- Je crois pouvoir rapporter à cette espèce une Q du Brésil, ex Staudinger, laquelle offre pourtant les différences suivantes : aux supérieures la première tache s’amineit sur Île bord interne qu'elle atteint bien pourtant; la seconde tache, postdiscale, s'agrandit, mais occupe le même emplacement. Aux inférieures, en dessous, la tache ne remonte pas à la côte et s’arrête à la souscostale, la base restant brune, mais la première moitié de l’extrême bord costal jaumit.

Primula est à placer tout auprès de Hyonia graba Druce, dont celle pourrait bien n'être qu'une variété ou une race; graba a été décrite du Rio-Napo, Pérou.

PRE à DE

Myonia biplagiata peruviana, subsp. nov.

32 et 54 mill. — Diffère de biplagiata, espèce décrite par Warren de Bolivie, par le développement en dessus des supérieures de la tache jaune interne.

Palpes blanc jaunâtre ombrés de noir par côtés; front blanc jaunâtre ; sommet de la tête noir; milieu du collier noir pointé de blanc jaunâtre, les côtés et le cou jaune vif; ptérygodes lisérés de jaune pâle et vif à centre noir; thorax et dessus du corps noirs avec quatre lignes de taches Jaunes entrecoupées, les deux séries dorsales jaune vif, les deux séries latérales plus fines, d’abord jaune vif, puis blanc jJaunâtre; ventre et pattes blanc jaunâtre, ces dernières grisant un peu. Dessus des supérieures brun bronzé avec toutes les nervures et plis blanc Jaunâtre et deux taches Jaune vif : la première couvrant tout l’espace sousmédian entre la 1 et la médiane de la base à la naissance de 3, puis allongée et arrondie sur 2 et le pli sousmédian jusqu'à un peu plus de deux millimètres du bord; la seconde, ovale irréguhère, adossée à l'extrémité supérieure de la cellule qu'elle coupe en ligne droite de 10 à 5, remontant jusqu’à la 11 et dépassant la 5. Dessus des inférieures d’un brun plus sombre, les nervures concolores, avec une large tache centrale jaune vif occupant les quatre premiers cinquièmes du bord abdominal, à bord extérieur presque droit rentrant entre 5 et 6 qu’elle dépasse jusque vers la 8 pour rentrer dans la cellule jusqu’à la base, le bord costal restant noir; la bordure terminale noire ayant une épaisseur d'environ deux miliimètres:; le bord abdominal frangé de noirâtre. Dessous pareil avec tendance pour les taches de s’agrandir, les supérieures plus noires avec les nervures concolores. Franges concolores à pointes blanchissantes.

La tonalité du jaune varie dans les deux GC; le jaune du type (le plus petit) est très sensiblement plus vif.

Deux SO; Pérou, ex Staudinger.

SEMATURIDAE

Coronidia rubrivena;, sp. nov.

92 mill. — Palpes à dessus brun rougeâtre sombre, garnis de poils bruns et clairs; tête et thorax brun foncé avec quelques - poils clairs en avant; poitrine garnie de poils testacés; première

“Ado

paire de pattes testacée finement annelée d’ochracé aux Jointures (l'abdomen manque). Dessus des supérieures brun, finement semé d’atomes ochracés, rougeâtres et lilacés et traversé par une série de lignes brun noir en partie festonnées, les nervures ochracées rougeâtres ; un trait noir discal finement liséré de lilacé en avant ; côte coupée par une série de taches ochracées, plusieurs donnant naissance à des séries de lignes : une basilaire et trois subbasilaires à lignes incomplètes; deux antémédianes dont les lignes irrégulières et obliques atteignent le bord interne à peu près au milieu; trois médianes non suivies de lignes; deux postmédianes à lignes bien festonnées de la côte à la 4, puis à ligne simple, oblique en dehors, finissant avant l’angle interne ; quatre taches subterminales non suivies de lignes; entre ces lignes ochracées et dans la partie subterminale de l’aile, une série de lignes noires festonnées, finement séparées entre elles par des semis d’atomes clairs et lilacés ; bord terminal clair traversé par une ligne noire, oblique entre chaque nervure; frange concolore. Dessus des inférieures brun, couvert de poils dans sa première moitié, les nervures de 1 à 5 s’ochraçant au second tiers, un petit semis d’écailles lilacées entre 1 et 2 se prolongeant en deux lignes ténues; un fin liséré terminal ochracé, puis noir partant de 7, s’élargissant entre 5 et 1 pour former comme quatre petits yeux, la queue très courte et subcarrée. Dessous brun noirâtre avec la côte et tout l’espace apical testacés; un gros point noir discal; une bande ochracée postmédiane, à peine arrondie de la côte à la 4, puis assez droite jusqu'à l’angle avec de fines rentrées sur les nervures; l’espace terminal s’ochraçant. Dessous des inférieures testacé, traversé par une série de fines lignes brunes festonnées parallèles et une bande ochracée postmédiane également festonnée, presque droite et faisant suite à la ligne des supérieures. Franges noircissant, pointées de blanc sur la queue et vers l’apex des secondes ailes.

Un © pris par Fassr, le 18 juillet 1908, au Rio-Aguathal (1.600 mètres), Colombie.

À placer auprès de Coronidia oenophlebia Hampson.

Imprimerie Oberthur, Renne —Paris (2293-19)

| CAGE ÿ À re livraison; à 9 k

F L te

Page 1