RES
HYPSIDÆ
Thyrgis flavonigra, sp. nov.
39 mill. — Les quatre ailes d’un noir profond. Supérieures avec une large bande jaune transversale, oblique, partant du milieu de la côte qu’elle ne coupe pas pour aboutir au bord interne à l’angle qu’elle ne coupe pas davantage ni l’un n1 l’autre; cette bande est d’égale largeur, à bords à peu près droits, mais elle s’arrondit un peu au-dessus de l’angle interne. Franges noires. Dessous pareils. Tête, antennes, corps et pattes noirs; une tache latérale jaune de chaque côté du cou; quelques poils blancs sur le front et à la base des palpes.
La Union, rio Huacamayo, Carabaya, Pérou sud-est; une ©.
NOTODONTIDÆ
Hemiceras refuga, sp. nov.
Al mill. — Dessus des supérieures brun marron lilacé saupoudré d’écailles claires avec un point discal diffus de teinte plus sombre et deux lignes transversales claires : une antémédiane droite au premier quart, un peu plus écartée de la base à la côte qu'au bord interne; une postmédiane oblique, parallèle au bord terminal, quittant la côte au quatrième cinquième et rejoignant le bord interne vers le second tiers (les deux lignes doublement plus écartées entre elles à la côte qu’au bord interne); région terminale après la ligne plus claire que le fonû des ailes, avec une irroration sombre au centre. Inférieures avec le stigma, à dessus blanchâtre, les nervures et bords brunissant, le dessous blanc luisant. Dessous des supérieures avec la moitié supérieure brunissant, la région interne blanche. Dessus des franges brun malTon aux premières, blanchissant aux secondes ailes; dessous brunâtre aux supérieures, blanc aux inférieures. Tête et dessus du corps teinte des premières ailes.
Saint-Laurent du Maroni, Guyane française; un ©.
À placer auprès d’Æemiceras indigna Scus.
== on —
GEOMETRIDÆ
Polypoetes fulvipalpis, sp. nov.
24, OQ Q 25 et 26 mill. — Dessus des quatre ailes noir, les supérieures avec les nervures légèrement saupoudrées d’atomes jaunes (sauf les nervures 2 à 6) et une petite tache blanche postmédiane, oblongue, allant de la 6 un peu au-dessous de la 2. Dessous pareil, mais les supérieures sans écailles Jaunes sur les nervures et la tache se diffusant un peu, les inférieures blanchissant dans toute la moitié supérieure et toute la région abdominale jusqu’au delà de l’angle anal. Franges noires. Palpes à dessous jaune et dessus noir;.tête, antennes, thorax et dessus du corps et des pattes noirs ; coxæ, dessous des pattes et du corps blancs.
Alto de las Cruces (2,200 mètres) et Cali (15 mai 1908), Colombie; un O' et deux Q Q.
L’une de ces © © est celle que j'avais accouplée avec doute à Scotura subcærulea (Société ent. belge, tome 53, 1909, p. 226); j'ai depuis reçu subcærulea © , qui est absolument conforme au ©, de même que dans Polypoetes fulvipalpis les O' et © sont absolument semblables, sauf dans les deux cas, bien entendu, les antennes.
Scotura pellucida, sp. nov.
22 mill. — Dessus des supérieures noir avec plusieurs fines fasciæ longitudinales blanches jaunissant un peu au premier tiers de l’aile, sur les nervures et les plis cellulaire et sousmédian ; au delà les nervures se teintent partiellement d’écailles jaunes; une tache sousmédiane blanche avant la naissance de la 2; une tache oblique, semihyaline, blanche, immédiatement après la cellule, à extrémité inférieure plus large reposant sur 3 et 4 tigés, le sommet dépassant un peu la 6; une série subterminale de traits nervuraux jaune pâle commençant au pli sousmédian et finissant par une tache plus grosse sur 7. Dessous des supérieures avec le premier tiers blanc (le bord costal restant noir), la tache oblique extracellulaire et les trois taches subterminales des 5, 6, 7, les autres s’atrophiant. Dessus et dessous des inférieures blanc, à bord extérieur formant un angle sur 5, avec une bordure terminale noire plus large à l’apex et finissant avant
PE ISES
l’angle anal. Franges noires mélangées par places de quelques
poils blancs. Palpes blancs lisérés de noir; front noir liséré de
blanc par côté; quelques poils jaunes à l’épaulette au départ de l'aile; thorax et dessus du corps noirs avec poils blancs; coxæ, dessous du corps et des pattes blancs.
Alto de las Cruces, près San-Antonio, Cali, Colombie; un C pris le 1° septembre 1908, à 2,200 mètres d'altitude, dans la forêt vierge marécageuse.
Momonipta flavinigra, sp. nov.
21 et 23 mill. — Les quatre ailes noires (le premier tiers d’un noir moins profond), traversées par une très large bande jaune commune. Aux supérieures cette bande occupe ie second quart de l’aile sous la côte (celle-ci restant lisérée de noir), son bord extérieur coupe l’aile obliquement jusqu'en dessous de 3 pour rentrer sur le bord interne peu avant l’angle, son bord intérieur moins oblique, la bande étant ainsi plus large dans sa moitié inférieure. Aux secondes ailes la bande est médiane sur la côte et n’atteint ni le bord terminal n1 l’angle anal. Franges noires. Dessous comme le dessus, mais le premier tiers des ailes jaunissant à peine noirci, la bande atteignant aux inférieures l’angle anal et presque l’extrême bord terminal. Antennes, tête et dessous du corps noirs; palpes, pattes et dessous du corps gris noirâtre.
Juntas Dagua (mars 1909, 300 mètres), et Cali, Colombie; quatre SO.
Phelloë fatidica, sp. nov.
39 mill. — Les quatre ailes noires à reflets bleu violacé, les franges concolores. Supérieures avec une large bande semihyaline blanche traversant l’aile immédiatement après la cellule de la souscostale à la 3. Dessous pareils. Dessus du corps comme le fond des ailes. Tête noire: pattes noires; coxæ, intérieur des cuisses et dessous du corps blanchissant.
Oxapampa, Pérou nord (2,000 mètres); une ©.
À placer auprès de Phelloë cassandra Drüct.
Neolaurona conjuncta, sp. nov.
46 mill. — Les quatre ailes noires. Supérieures avec une fascia souscostale jaune donnant naissance, après la cellule, à une large
bande postmédiane arrondie, blanchissant, se terminant dans la
ee
moitié inférieure par des taches nervurales de plus en plus petites à mesure qu’elles approchent du bord interne; une large bande jaune centrale, oblique, quittant la souscostale au milieu de la cellule pour se terminer sous la 2 avant l’angle (en dessous de la cellule cette bande n’est coupée que par la 2); une fascia sousmédiane jaune ne dépassant pas la 1 et n’atteignant pas la bande centrale oblique; une petite fascia cellulaire jaune. Inférieures avec une large bande centrale jaune occupant les deux premiers tiers du bord abdominal, longeant à peu près le dessous de la souscostale, dépassant la cellule sans atteindre la 6 tigée sur 7, formant alors un angle sur 5 et rentrant sur le bord en ligne à peu près droite ; cette bande est suivie d’une grosse tache à cheval sur 6 et 7 et de plusieurs petites nervurales sur D, 4, 3, cette série subterminale blanchissant. Franges noires. Dessous pareils. Palpes jaunes lisérés de noir de chaque côté; front noir liséré de Jaune par côté; sommet de la tête noir liséré de jaune au vertex; antennes noires; collier noir liséré de jaune en avant et aux épaulettes; ptérygodes noirs tachés de jaune au départ interne ; thorax et dessus du corps noirs; cou et coxæ jaunes; dessous des cuisses et du corps blancs.
Saint-Laurent du Maroni, Guyane française (novembre); une
Neolaurona conjuncta mimique sans doute une espèce d’/thomia que je ne connais pas.
Blechroma punctiseriata, sp. nov.
22 et 25 mill. — Les quatre ailes avec les écailles disposées en fines lignes striées, semihyalines, d’un vert d’eau très pâle et couvertes de nombreuses taches ou points d’un noirâtre également très pâle. Supérieures avec plusieurs agglomérations de taches : basilaire, antémédiane, médiane passant sur la discocellulaire (ces deux dernières plus compactes dans la cellule), enfin extracellulaire (celle-ci ne descendant pas à la 5), surmontées sur la côte de fines stries irrégulières; une série postmédiane de points intranervuraux; une série subterminale de plus petits points nervuraux ; une série terminale de petits points à l’extrémité des nervures. Inférieures avec une agglomération basilaire, une ligne antémédiane de points, une tache discale et les trois séries postmédiane, subterminale et terminale de points comme aux premières ailes. Franges blanches. Dessous plus pâle, tournant sous un certain angle au blanc irisé, laissant voir par transparence une partie des dessins du dessus. Palpes noirs, le dessous blan-
ee —
châtre ; front blanc; tête noirâtre, le vertex avec filet vert; cou et collier blancs; ptérygodes blancs avec touffe verte; dessus de l’abdomen vert avec des taches noires sur le premier et les cinq derniers anneaux; coxæ et ventre blancs; tarses de la première paire tachetés de noirâtre.
Alto de las Cruces (2,200 à 2,300 mètres, janvier et mars 1909), près Cali, Colombie ; quatre GO.
Racheospila venustula, sp. nov.
16 mill. — Les quatre ailes vert pâle. Supérieures avec la côte blanche, lilacée au départ et à l’apex; un point discal lilacé; un liséré terminal lilacé précédé intérieurement d’une bande paille pâle, régulièrement chevronné, épaissi à l’apex et formant une tache à l’angle interne. Inférieures avec le point discal lilacé et le liséré terminal lilacé avec sa bande intérieure paille comme aux premières ailes; ce liséré également chevronné, formant taches à l’apex, entre 6 et 7 et à l’angle anal enfin s’amincissant entre 2 et 4. Franges blanches coupées d’une toufte lilacée aux extrémités nervurales. Dessous des quatre ailes blanchissant, les points ne se voyant plus que par transparence et le liséré lilacé aminci, sans taches, sauf à l’apex des inférieures, et sans la bordure intérieure paille. Franges comme en dessus. Palpes roses à dessous blanc; front blanc avec un bandeau lilacé sous le vertex ; vertex (entre les antennes) et sommet de la tête blancs; collier vert liséré de blanc en avant; ptérygodes et thorax verts; dessus de l’abdomen lilacé avec une série de crêtes dorsales blanches, sauf sur les deux premiers anneaux; côtés de l’abdomen, ventre et pattes blancs.
EI Monje, près Loja, Equateur; un c!.
Racheospila excelsa, sp. nov.
RT et 29 mill. — Dessus des quatre ailes d’un beau vert. Supérieures avec la côte jaunissant, un point discal brun, une tache brune de l’angle interne à la 2 coupée par un point blanc à l’angle interne et une large tache subapicale brune, assez étroite entre 7 et 8 mais beaucoup plus large entre 5 et 7 (dans Æacheospila luteiftimbria Mrux, toute voisine, cette tache est quatre ou cinq fois moins grande, située entre 6 et T et réduite à un simple liséré entre à et 6, T et 8). Inférieures avec le point discal brun, une tache anale brune pointée de blanc à l’angle et trois taches
ie 90
terminales brunes teintées de fauve de la 6 à l’apex. Franges fauves coupées par une touffe brune à l’extrémité des nervures, lesquelles sont elles-mêmes pointées de fauve. Dessous semblable, mais d’un vert plus pâle et les taches s’atrophiant. Palpes noirs pointés de blanc, le départ blanc en dessous; front noir liséré de blanc en avant; vertex blanc; collier et thorax verts avec quelques poils blancs; deux taches dorsales blanches lisérées de brun sur les premier et troisième anneaux, une tache fauve sur le second ; cou et dessous du corps et des pattes blancs.
Alto de las Cruces (2,200 mètres, mars 1909) et Cali, Colombie ; deux GO.
Cette espèce, un peu plus grande que luteifimbria, s’en distinguera par la tache subapicale des supérieures.
Racheospila plenifimbria, sp. nov.
24 et 26 mill. — Les quatre ailes vert tendre, semihyalines, les dessins violacés : supérieures avec une série antémédiane de trois points nervuraux, une large tache discale et une série postmédiane de points également nervuraux:; inférieures avec la tache discale et une série postmédiane de points nervuraux; franges pâles, unies. Cette espèce, qui pourrait être confondue avec Racheospila purpureotincta Warr. (Now. Zool., vol. T, 1900, p. 138), s’en distingue par les différences suivantes : dans plenifimbria les points postmédians des supérieures sur 6 et 5 sont plus écartés extérieurement de la tache costale initiale et en higne oblique, strictement arrondie avec 4, 3 et 2; dans purpureotincta 6 et 5 se rapprochent davantage de la tache costale, rentrent en dedans, brisant ainsi la ligae des 2, 5 et 4; en outre, ces points sont suivis extérieurement d’un trait nervural blanc dans purpureotincta et non dans l’autre espèce ; aux ailes inférieures la série postmédiane de points est purement lilacée dans plenifimbria, uniquement composée des traits blancs dans l’autre espèce; purpureotincta a un liséré terminal et, dans la frange, des coupures nervurales violacées qui manquent totalement à plenifrmbria dont les franges sont parfaitement unies ; enfin cette dernière espèce a un point dorsal noir sur le premier anneau, absent dans l'espèce de Warren. Mes deux exemplaires n’étant pas de première fraîcheur ne me permettent pas de voir s’il y a quelque autre différence, mais celles-ci suffiront à distinguer les deux espèces; mes exemplaires sont identiques.
San Antonio, près Cali, Colombie ; deux CC, dont l’un pris le 24 août 1908, à 2,000 mètres d’altitude.
2 ap 2
Hydata muscosa, sp. nov.
17 mill. — Les quatre aïles vert pâle; supérieures avec un mince liséré costal fauve, un tout petit point discal noir et un large lavis fauve marron mélangé d’écailles brunâtres occupant la moitié inférieure de l'aile : ce lavis laisse la côte et le sommet de la cellule intacts, passe sur le point et descend en s’arrondissant au bord interne ; aux inférieures ce même lavis envahit les trois premiers quarts de l’aile, ne laissant en vert qu’une large bordure terminale, rétrécie à l’apex; un petit point discal noir. Franges couleur du fond. Dessous plus pâle, semblable, le lavis des supérieures envahissant même la côte jusqu’au delà du milieu.
San Antonio, Cali, Colombie; un ©.
Prohydata aurata, sp. nov.
21 mill. — Les quatre ailes semihyalines à reflets jaunes et irisés, couvertes de fines stries d’écailles d’un vert jaunâtre très pâle ; supérieures avec l’apex acuminé, une irroration basilaire marron suivie d’une ligne indécise semant une tache vert olive dans la cellule, une ligne irrégulière antémédiane qui se laisse deviner par quelques irrorations vertes, une postmédiane semblable s’agglomérant à la côte et au bord interne, une tache discocellulaire vert olive, une large agglomération apicale vert sombre contenant un point blanc entre 7 et 8, donnant naissance à une bande terminale plus elaire, à bord intérieur denté et contenant des éclaircies entre 6 et 5, 5 et 4, 3 et 2, 2 et l'angle. Inférieures fortement dentées sur 6, un peu moins sur 4, avec Pirroration basilaire comme aux premières ailes, une antémédiane irrégulière verte, la tache discocellulaire, une postmédiane dentée verte et la bande terminale contenant des éclaircies entre 8 et T, 7 et 6, 6 et 5, 5 et 4. Franges couleur du fond, dessous plus pâles laissant voir les dessins par transparence.
San-Antonio, près Cali, Colombie; un O' pris le 20 septembre 1908, à 2,000 mètres d’altitude.
Anisodes lancearia Fer, ab. nigrinotata, ab. nov.
Diffère du type par les points discaux à contours noirs plus développés et les taches subterminales noires à contours lilacés suivantes : deux aux supérieures, sous l’apex et sur la à (cette
None.
dernière plus grande); une aux inférieures, également sur la 6. San-Antonio, près Cali, Colombie; Oxapampa, Pérou nord
(2,000 mètres) ; deux CO".
Anisodes centrata, sp. nov.
24 mill. — Dessus des quatre ailes jaune ochracé fortement strié d’écailles rouge brique, avec quelques points antémédians sur l’emplacement de la ligne; un point discal noir mélangé d’écailles rouges pupillé de blanc, précédant immédiatement une large irroration centrale noire qui s’étend entre 4 et 6 (lesquels rougissent) Jusqu'à la postmédiane et se diffuse en dehors de la cellule un peu en dessus et au-dessous; une ligne postmédiane arrondie en dehors de points nervuraux rouges suivie à la côte de deux points rouges; une série terminale de points intranervuraux à écailles noires et rouges; la frange couleur du fond coupée à l’extrémité des nervures de points rouges. Inférieures avec les mêmes dessins, mais l’irroration centrale plus large, allant de la 3 à la 7. Dessous paille pâle, teinté de rosé en grande parte, avec un rappel pâle et partiel des irrorations centrales; la frange paille. Palpes paille à dessus rosé; tête et dessus du corps couleur du fond semé d’écailles rosées; dessous paille.
Saint-Laurent du Maroni (octobre) ; nouveau chantier; Guyane française; deux © Q.
À placer auprès d’importaria Morscar. (candara DRUCE).
Anisodes sordida, sp. nov.
30 mill. — Dessus des quatre ailes ochracé clair terreux semé de nombreuses écailles brunes et rosées, les lignes grisant. Supérieures avec un petit point discal à centre clair; l’antémédiane indistincte indiquée par des points nervuraux; la postmédiane dentée et diffusée, suivant le point discal de près, légèrement arrondie et plus éloignée à la côte qu’au bord interne; la subterminale parallèle marquée de points nervuraux noirs et suivie de vagues irrorations terminales à centre clair; bord terminal légèrement denté avec un point noir entre chaque nervure: la frange couleur du fond. Inférieures avec le point discal plus grand, pupillé de blanc, l’antémédiane visible; les autres lignes, : irrorations terminales et frange comme aux premières aïles, le bord terminal plus profondément festonné. Dessous des quatre ailes plus pâle, les points et dessins (sauf l’antémédiane) repa-
raissent, mais en pâle. Palpes ochracés, le dessous du premier article rosé; coxæ rosés; tête, corps et pattes couleur du fond des ailes. |
Oxapampa, Pérou nord (2,000 mètres); un
Anisodes sordida Daex., ab. nigridisca, ab. nov.
30 mill. — Diffère du type par les points discaux plus grands et plus noirs conservant quelques écailles blanches au centre en dessus, tout noirs en dessous.
Huancabamba, Pérou nord; un &!.
Anisodes sordida DGn., ab. taminata, ab. nov.
91 et 32 mill. — Diffère du type par trois irrorations terminales noirâtres : deux aux supérieures, une plus petite à cheval sur 5 et une plus grande à l’angle interne montant presque jusqu’à la 3 ; une aux inférieures à l’angle anal.
Huancabamba, Pérou nord; deux GS.
Eriopygidia flavolimbarioides Dan., ab. nigrescens, nom. nov.
Dans ma description de flavolimbarioides (Annales Société ent. de Belgique, tome XX X VIII, pl. 686, 1894), je signalais un C mélanisant et dont le dessus des inférieures ne présentait plus qu'un petit rappel apical de la large tache jaune orangée du type. Depuis, et quoi qu’il me soit passé par les mains pas mal d’exemplaires de cette espèce, je n’ai plus revu de second spécimen de cette aberration que je propose d'appeler nigrescens.
Eriopygidia radiosa Don., ab. plana, ab. nov.
Diffère du type par le dessus des inférieures mélanisant, les nervures ne conservant que quelques traces de teinte feu.
San-Antonio, près Cali, Colombie; un © pris à 2,000 mètres d'altitude, en février 1909 ; Santo-Domingo, Carabaya et Huancabamba, Pérou; plusieurs SC.
Cette aberration pourrait être confondue avec Æriopygidia rufivena Warr., dont le dessus des inférieures est également noir, mais les dessous sont fort différents et, entre autres différences, la tache centrale noire des supérieures chez plana, qui manque totalement dans rufivena, suffira à séparer les deux espèces.
Eriopygidia commutata, sp. nov.
do 33 et 35 mill. — Dessus des supérieures vert, les dessins noirs. Ceux-ci se composent d’une extrabasilaire recourbée ; d’une antémédiane double sinuée; d’une médiane à centre en partie vert, large à la côte, plus large encore dans la cellule et contenant
le point discal, à bord extérieur bordé de blanc au départ, angu-
leux entre 6 et 5 et sur la 4, la bande s’amincissant pour finir en pointe avant le bord interne; de quatre lignes postmédianes, parallèles, chevronnées, les trois premières noires, la quatrième blanche, immédiatement suivie de quelques taches subterminales noires; d’un liséré terminal chevronné noir; la frange noire pointée de blanc à l’apex. Dessus des inférieures rouge ferrugineux, le bord abdominal largement noir; cette bordure ininterrompue jusqu’à la 3 envoie au delà quelques stries noires qui, dans l’un des exemplaires, dépasse même la 4, elle remonte dans la cellule et sur la plus grande surface de l’aile à la base ; frange gris rosé. Dessous des supérieures ferrugineux, la base verdissant, avec un trait discal noir, des stries subapicales noires, l’apex et sa frange blancs, le reste de la frange noir. Dessous des inférieures ferrugineux, un petit point discal et des stries noires, on devine une ligne médiane et postmédiane de points rouges.
Deux GŒ pris à San-Antonio (1,800 et 2,000 mètres), près Cali, Colombie (février 1909).
31 mill — Diffère du O' par le dessus des secondes ailes dans laquelle la région noire s’atténue et devient grise ou même partiellement ferrugineuse vers le second tiers abdominal.
Alto de las Cruces, près San Antonio, Cali, Colombie; une Q prise à 2,200 mètres, en mars 1909.
Cette espèce fait partie du groupe si difficile de flavolimbaria MSssx., dont elle n’a ni la taille ni la ligne postmédiane blanche costale du dessous, de flavolimbarioides Mrax (semirubra Warr.\, dont la bande médiane du dessus des supérieures est coupée par le bord interne, de rubriviridis Warr. taché de noir sur la côte des inférieures en dessus.
Eriopygidia perpendiculata, Sp. nov.
39 et 37 mill. — Diffère d'£riopygidia locuples Warr. (Now. Zool., XT, p. 49) par les points suivants : aux supérieures, la tonalité noire moins vineuse; les lisérés blancs moins accentués :
la ligne postmédiane verte (WARREN prend les parties noires comme formant le fond de l’arle et les parties vertes comme formant les dessins; je procède ici de même, quoiqu'à mon avis l'inverse, ainsi que je l’ai compris dans la description précédente, serait plus exact), la ligne postmédiane verte, dis-je, quitte la côte absolument perpendiculaire à celle-c1, alors que dans locuples cette ligne « court en dehors obliquement à la nervure 6 »; la région médiane de l’aile finit dans perpendiculata plus en pointe sur le bord interne; le liséré terminal, rouge dans locuples, est vert dans l’autre espèce ; la frange est plus noire. Aux inférieures la région orangée descend également jusqu’à la 4, mais la largeur en diminue; la frange « orangée à sa base d’un bout à l’autre » dans locuples est entièrement noire dans perpendiculata. En dessous les stries subapicales noires s’étendent sur toute la région apicale, la pointe seule restant blanche aux supérieures ; le dessous des inférieures enfin est uniformément noir, alors que dans locuples il est couvert de nombreuses stries rouges qui, par leur accumulation, forment deux lignes (médiane et postmédiane) arrondies de points rouges.
San-Anton1o, près Cali, Colombie ; deux SC pris à 2,000 mètres, lun le 16 septembre 1908, le second en février 1909,
Eriopygidia (2?) caudata, sp. nov.
Æ1 mill. — Supérieures avec l’apex acuminé et le bord terminal arrondi dans sa seconde moitié; inférieures avec le bord terminal formant une longue pointe sur la +. Dessus des supérieures d’un beau vert traversé par de nombreuses lignes marquées en vert mousse et noir; ces lignes, irrégulières, partent de traits costaux noirs; elles se décomposent à peu près comme suit : une extrabasilaire simple coudée; une antémédiane double, arrondie; une médiane double, plus large à la côte, se coagulant vers le bord; une postmédiane double, ondulée; une terminale double, en partie coagulée et formant alors des X ; frange verte. Dessus des inférieures fauve ferrugineux avec la base et le bord abdominal d’un gris violacé, le bord terminal vert mousse de l’angle à la 6, cette teinte se continuant par un fin liséré jusqu’à l’apex, la frange grise ou rousse au bord abdominal, puis verte de l’angle anal à l’apex. Dessous des supérieures avec la moitié costale verdâtre ferrugineux, la moitié interne gris lilacé, avec une double ligne subterminale de stries noires, un liséré noir et la frange verte. Dessous des inférieures verdâtre, la seconde moitié ferrugineuse avec un point discal noir, une postmédiane noire 1rré-
Seope
gulière, une subterminale noire et, de l’apex à la 5, la bordure terminale semée de stries noires, la frange comme en dessus. Palpes verts; tête fauve; collier et ptérygodes verts avec écailles fauves en avant; thorax vert; dessus de l’abdomen gris; coxæ et pattes verdâtres, l’extrémité rougissant aux deux premières paires.
Villa Elvira, près San-Antonio, Cali, Colombi; un ©‘ pris à 1,800 mètres, le 12 septembre 1908.
Hammaptera atramentaria, sp. nov.
28 mill. — Dessus des supérieures gris, verdissant ou tournant au rosé par places, traversé par une large bande médiane à bordures noires et centre couleur du fond dans sa partie supérieure, sa partie interne noircissant complètement, le bord intérieur de cette bande à peine arrondi mais sinué est composé de trois fines lignes ; le bord extérieur est plus mince, perpendiculaire du bord à la souscostale, puis bien anguleux en dehors entre 7 et 6, rentrant de 6 à 5, sortant à nouveau pour former un angle encore plus en dehors et plus aigu entre 4 et 3, rentrant jusqu’au pl sousmédian où la bande atteint son minimum de largeur et devient entièrement noire, ressortant encore pour atteindre le bord interne au troisième quart; point discal (dans la bande) surmonté d’une petite ligne costale; première partie de l’ale teintée en rosé et traversée de plusieurs fines lignes noires parallèles ; partie terminale, après la bande, rosée et verdissant, traversée par de fines lignes dentées, plus teintées, au nombre de cinq d’après les petits points qui se voient à la côte, la région apicale légèrement plus teintée ; un fin liséré terminal noir coupé de clair aux nervures, la frange couleur du fond coupée inégalement de noir. Dessus des inférieures blanc luisant, le bord abdominal noircissant, l’extrême bord terminal en partie noir, la frange blanche. Dessous des supérieures blanc avec le point discal, une bande postmédiane noire oblique de la côte jusque sous la 4, puis rentrant, l’apex blanc sur la région apicale noire; le milieu de la région interne largement noir, la frange blanche coupée de noir; dessous des secondes ailes blanc avec une mince bordure terminale coupée et un commencement de subterminale entre 2 et 4, noirs; la frange blanche.
Chanchamayo, Pérou; un G!.
Cette espèce est voisine d’Æammaptera Kirschioides Mrux et lui ressemble notamment en dessous, mais la bande médiane du dessus des supérieures distinguera aisément les deux espèces;