DXXIII
Par l’étroit sentier des sciences naturelles, on arrive à reconnaitre la solidarité et l’unité dans la création, — sentier étroit et
malaisé que le savant doit suivre avec prudence et persévérance ’et qui le mène à l’auguste contemplation de la vérité fondamentale. Mais cette solidarité et cette unité, le génie du métaphysicien les trouve par une intuition rapide. La science souveraine , la nature elle-même, émissaire de Dieu, l’a déposée dans l’âme impressionnable de l’homme. Le savant naturaliste et le philosophe inspiré se donnent la main en la reconnaissance d’une même vérité. C’est le même soleil qu’ils voient resplendir : le premier, pour avoir percé la terre et être arrivé à la lumière des antipodes; le second, pour avoir simplement levé les regards au ciel.