‹ Heures de poésie (volume 2)Chapitre 10 sur 55 · NIOBÉ · texte numérisé non relu

NIOBÉ

Oh! je te reconnais, forte, toujours la même! A chaque coup de mort que le Dieu t'a porté, Tu montais les degrés de ton orgueil suprême. Et te dressais plus vaine en ta p&le beauté!

Pitié pourtant , pitié pour Niobé Timpie !

Car l'orgueil comble-t-il la blessure sans fond? L'éternelle douleur en est-elle assoupie?

L'énigme de tes maux malgré toi nous répond.

Niobé ! Niobé ! je t'ai toujours aimée !

sphinx de la souffrance, impénétrable et beau.

Que rend si fièrement le sévère camée,

Ou ce marbre éclatant , froid comme le tombeau!

A DEUX SœORS JUMELLES.

Comme dans un miroir, au fond de mes pensées Je retrouve toujours leurs têtes enlacées , L'une silencieuse et l'autre souriant ; Sœurs, pareilles d'attraîis et pareilles d'années,

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