‹ Heures de poésieChapitre 11 sur 23 · DE GEORGES DE GUÉRIN · texte numérisé non relu

DE GEORGES DE GUÉRIN

Malade d'infini» qui t'épuise aux obstacles, Et poursuis de si loin la fuite des oiseaux»

Tu te laisses ravir à tous ces beaux spectacles, Coinine Hylas entraîné par les glissantes eaux.

Ta poésie est là ; mais Dieu fit-il le monde Pour que Thomme à le voir se consume en désir ; Cette nature a-t*elle un cœur qui nous réponde? Et toi, lui trouves-tu des flancs pour la saisir?

O des flots et des nuits grandes voix solennelles! Longs éblouissemens de Taurore et du jour !

Caps et rochers, gardiens des vagues éternelles, Ses témoins et ses dieux, saviez-vous son amour?

72 A LA MÉHOIRB

Dans vos pièges trompeurs, vous qui prenez les âmes Sans vous associer à leurs émotions, Oh ! c'est vous qu'il aimait avec toutes les flammes Et les réalités de nos arfections.

Devant cette nature enivrante , aimantée , II se couche éperdu, négligeant son chemin ; Mais, de son piédestal, jamais la Galatée Ne l'a fait relever d'un signe de sa mam.

Ni Claude, tout baigné de lumière dorée,

Ni Poussin, tout pensif sous les grands horizons,

Aucun de tes amans, ô nature adorée !

Ne but a plus longs traits tes magiques poisons !

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