DISPUTE DE L'AMOUR ET DE L'AMITIÉ
te, mate
L'AMOUR
P LACE à l'amour ! J'ai l'empire des âmes !
L’AMITIÉ
Tu dures peu, moi je règne toujours.
L'AMOUR
J'emplis les cœurs des pius ardentes flammes.
L’AMITIÉ
De doux reflets moi je dore les jours.
L'AMOUR
D'un feu puissant je brûle et je consume,
L’AMITIÉ
Ma chaleur douce et réchauffe et nourrit.
L'AMOUR
Moi, je ressemble au cratère qui fume.
L’AMITIÉ
Je suis la fleur que nul vent ne flétrit.
| L'AMOUR
Qui peut oser me disputer l'empire ?
L'AMITIÉ
Moi,
l'amitié, car je fais des heureux,
L'AMOUR
Quel est le cœur qui vers moi ne Soupire P
SR nine innénnet annees as dE - L'AMITIÉ :
L'abime attire et ton gouffre est affreux.
L'AMOUR
Mon grand pouvoir, je le vois, te désole ;
Quel est ton rôle ici-bas, dis:le moi ?
L’AMITIÉ
Demande aux cœurs qu’en secret je console,
Ange béni, des coups portés par toi !
L'AMOUR
Sécher les pleurs ! Moi je répands les larmes,
L'AMITIÉ
Ce sont souvent des larmes de regrets.
L'AMOUR
Larmes d'amour, larmes pleines de charmes !
L’AMITIÉ
Vois les sillons qu’elles creusent après !
MEL een accros nm nue
rh arcade 85cm
L'AMOUR
J'ai pu dompter les âmes les plus fortes,
J'ai fait mon nid dans le cœur du guerrier.
L'AMITIÉ
Moi, je lui rends ses illusions mortes,
Lavant le sang qui souille ton laurier,
{L'AMOUR
Ainsi que moi soulèves-tu les guerres ?P
Pas un n'échappe à mes traits dangereux.
L’AMITIÉ
Je n’entre pas dans les âmes vulgaires ;
Je n'ai charmé que les cœurs généreux.
L'AMOUR
Vois mon pouvoir ! Je divise les femmes !
L'AMITIÉ
Juge du mien ! Je sais les aécorder !
ne nntnenenntomnntn ment
none,
L'AMOUR
Je suis l’auteur de leurs plus fines trames.
L’AMITIÉ
Dans un cœur franc moi j'aime à présider.
L'AMOUR
Je suis le dieu de la verte jeunesse
Et le bonheur des jeunes fiancés,
L’AMITIÉ
Quand tu n’es plus, Pour que Ie cœur renaisse
J'assemble encor les espoirs dispersés.
L'AMOUR
Mon souvenir dans les âmes rallume
Les doux plaisirs de l’âge qui n’est plus.
L’AMITIÉ
Le mien toujours avec bonheur exhume
Les saints désirs et les nobles vertus.
L'AMOUR
Avoueras-tu que mon rôle est immense ? Ù
Courbe-tsi donc car je suis ton seigneur.
L'AMITIÉ
Quand tu n’es plus mon empire commence.
Sur les débris de ta toute-puissance
Des cœurs brisés je refais le bonheur !
Et j'écoutais cette étrange dispute, Applaudissant l'Amour et l’Amitié, Depuis ce jour de ma pauvre âme en lutte
Partage égal ! chacun prit la moitié !
ae PS
SE