SUR LA TOMBE DE MA SŒUR JULIETTE
A peine du trépas les ombres solennelles Ont fait la nuit autour de moi, Que mon regard ouvert aux splendeurs éternelles
A contemplé Dieu sans effroi.
Lorsqu'on a fait le bien, la mort comme une amie,
Souriante, nous tend les bras ....
Pour m'éveiller là haut je me suis endormie, Vous qui m'aimiez, ne pleurez pas !
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Dieu ! qu'entends-je ? Au milieu de plaintes violentes,
La prière des trépassés Arrive à mon oreille, et des larmes brûlantes
Réchauffent mes restes glacés !
Elevez vers les cieux votre âme désolée,
Car, m'endormant entre vos bras.
Vers mes deux sœurs du ciel je me suis envolée . . .
O bonnes sœurs, ne pleurez pas !
Jcinvier 1884,