‹ Heures perdues; poésiesChapitre 19 sur 45 · SUR LA TOMBE DE MA SŒUR JULIETTE · texte numérisé non relu

SUR LA TOMBE DE MA SŒUR JULIETTE

A peine du trépas les ombres solennelles Ont fait la nuit autour de moi, Que mon regard ouvert aux splendeurs éternelles

A contemplé Dieu sans effroi.

Lorsqu'on a fait le bien, la mort comme une amie,

Souriante, nous tend les bras ....

Pour m'éveiller là haut je me suis endormie, Vous qui m'aimiez, ne pleurez pas !

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Dieu ! qu'entends-je ? Au milieu de plaintes violentes,

La prière des trépassés Arrive à mon oreille, et des larmes brûlantes

Réchauffent mes restes glacés !

Elevez vers les cieux votre âme désolée,

Car, m'endormant entre vos bras.

Vers mes deux sœurs du ciel je me suis envolée . . .

O bonnes sœurs, ne pleurez pas !

Jcinvier 1884,

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