‹ Heures perdues; poésiesChapitre 34 sur 45 · L'ETERNEL VOYAGEUR · texte numérisé non relu

L'ETERNEL VOYAGEUR

QUI donc es-tu, toi qui, franchissant les espaces, Sous ton souffle puissant vois les humains trouble's Se pencher pour mourir comme tombent les blés Sous l'ouragan vainqueur ? Que fais tu quand tu passes,

Vandales d'Amérique, excités par leois prêtres. Sûrs des nouvelles lois et forts des vieux édits. Ils s'emparent du sol pour devenir nos maîtres . — Mais ces gens-là sont des bandits l

Le croirez-vous ? J'ai vu douze enfants par chaumière ! Même au lieu d'en rougir ils en sont triomphants ! D'excès si monstrueux la race est coutumière .... — Mais ces gens-là font trop d'enfants !

Ils parlent une langue inconnue et barbare, Trop vulgaire et trop rude aux gosiers écossais ; Voilà pourquoi chez nous la parler est si rare. . . . — Mais ces gens-là sont des français !

S'ils n'étaient que Français ! mais ils sont catholiques, Ils entendent la messe et disent l'oraison, Au lieu de s'inspirer de nos œuvres bibliques. . . . — Mais ils ont perdu la raison î

Pour comble de scandale, ils vénèrent leurs prêtres,

Ils s'attachent au sol où sont couchés leurs morts ;

Loyaux à la Couronne, ils ignorent les traîtres. . . .

— Ces Canadiens ont tous les torts !

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