Il faut éviter de purger les phthisiques par le haut (U
9. Purgez largement par eu bas les mélancoliques. [Dans les autres circonstances] , d’après le même raisonnement , faites le contraire [quand le cas l’exige] (5).
10. Dans les maladies très aiguës, s’il y a orgasme , administrez sur-le-champ un médicament purgatif; car temporiser dans ces circonstances , c’est mauvais.
41. Ceux qui ont des tranchées , des douleurs à la région ombilicale et des maux de reins qui ne cèdent ni aux médicaments purgatifs, ni à d’autres remèdes, tombent dans l’hydropisie sèche.
12. Purger par en haut en hiver ceux dont les intestins sont affectés de lienterie , c’est mauvais.
13. Quand on veut donuer l’ellébore à ceux qui sont difficilement purgés par en haut , il faut , avant de l’administrer, humecter (6) leur corps par une nourriture plus abondante et par le repos.
14. Quand on a pris l’ellébore, il vaut mieux se livrer à des mouvements que de se laisser aller au sommeil et au repos; la navigation (7) prouve en effet que le mouvement trouble le corps.
15. Si vous voulez que l’ellébore agisse davantage , donnez du mouvement au corps ; si vous voulez au contraire arrêter son action , laissez dormir et faites éviter les mouvements.
APHORISMES.'
16. L’ellébore est dangereux pour les personnes dont les chairs sont saines : il provoque des spasmes.
4 7. Chez un sujet qui n’a pas de fièvre (8) , du dégoût, du cardiogme, de la scotodinie (vertiges ténébreux) et de l’amertume à la bouche , indiquent qu’il faut purger par en haut.
18. Les douleurs [qui réclament une purgation], si elles siègent au-dessus du diaphragme , indiquent qu’il faut purger par en haut ; si elles siègent au-dessous , qu’il faut purger par en bas (9).
19. Ceux qui pendant l’action des médicaments purgatifs ne sont point altérés , ne cessent pas d’être purgés avant que * la soif arrive.
20. Chez ceux qui sont sans fièvre , s’il survient des tranchées, de la pesanteur aux genoux, des douleurs aux lombes, c’est un signe qu’il faut évacuer par en bas.
21. Les déjections noires , semblables à du sang noir , qui viennent [depuis longtemps] spontanément, avec ou sans fièvre, sont très mauvaises. Plus la couleur en est dépravée, plus elles sont mauvaises. Quand il en est ainsi par l’effet d’un purgatif, c’est meilleur. Alors, quelque variété de couleurs qu’elles présentent ,> elles ne sont pas funestes.
22. Lorsqu’au début des maladies , il y a un flux de bile noire par en haut ou par en bas , c’est mortel.
23. Ceux qui, épuisés par une maladie aiguë ou chronique, par une plaie, ou par toute autre cause, ont un flux de bile noire ou de matières semblables à du sang noir , meurent le lendemain.
26. Si la dyssenterie tire son origine de la bile noire , c’est mortel. '
25. Rendre du sang par en haut , quelque apparence qu’il ait, c’est mauvais ; mais par en bas, c’est bon (10).
26. Quand on est pris de dyssenterie , rendre des matières semblables à des lambeaux de chair (11) , c’est mortel.
27. Chez ceux qui <lans les fièvres ont d’abondantes hémorragies , de quelque partie que ce soit , le ventre se relâche pendant la convalescence.
28. La surdité survenant chez ceux qui ont des déjections bilieuses , les fait cesser ; et chez ceux qui ont de la surdité , s’il survient des déjections bilieuses , elles la font cesser.
29. Dans les fièvres , quand des frissons se manifestent au sixième jour , la crise est difficile.
30. Chez ceux qui ont des paroxysmes, si la fièvre reprend le lendemain à l’heure à laquelle elle a cessé la veille , la crise est difficile.
31. Chez ceux qui éprouvent un sentiment de lassitude dans les fièvres, il se forme des dépôts (12) sur les articulations et surtout près des mâchoires.
32. Mais chez ceux qui relèvent d’une maladie , s’il y a quelque partie souffrante , c’est là que se forment les dépôts.
33. Également, si quelque partie est souffrante avant la maladie , c’est là que se fixe le mal (13).
34. Chez un individu pris de fièvre , s’il survient de la suffocation sans qu’il y ait de tumeur au pharynx , c’est mortel.
35. Chez un individu pris de fièvre, si le cou se tourne subitement et si la déglutition est très difficile , sans qu’il y ait de tumeur [ au cou ] (14) , c’est mortel.
36. Chez les fébricitants , les sueurs sont bonnes si elles commencent au troisième, au cinquième, au septième, au neuvième , au onzième, au quatorzième, au dix-septième, au vingt et unième, au vingt-septième , au trente et unième , au trente-quatrième jour , car ces sueurs jugent les maladies. Celles qui n’arrivent pas ainsi présagent [ la mort) , des souffrances, la Ionguetir de la maladie et des rechutes (15).
37. Des sueurs froides avec une fièvre aiguë , présagent la mort ; mais avec une fièvre moins intense , la longueur de la maladie.