Dans les fièvres» les aposlhèmes, qui ne se dissipent
pas aux premières crises , annoncent la longueur de la maladie.
52. Dans les fièvres ou dans les autres maladies, quand on pleure avec motif, cela n’a rien d’inquiétant ; mais quand on pleure sans motif, c’est inquiétant (20).
53. Lorsque dans une fièvre il se dépose sur les dents une matière gluante, la fièvre devient plus intense
5 k. Quand une toux sèche et peu irritante se prolonge dans les fièvres causales , les malades n’ont pas beaucoup de soif. . v. 1 ,
55. Les fièvres qui viennent à la suite des bubons, sont toutes mauvaises, excepté les éphémères (21).
56. Chez un fébricitant, quand il survient de la sueur sans que la fièvre s’apaise , c’est mauvais ; car la maladie se prolonge, et c’est un sigue d’humidité surabondante (22).
57. La fièvre survenant chez un individu eu proie à un spasme ou au tétauos, résout la maladie (23).
58. Chez un individu pris de causits , l’invasion d’un frisson en est la solution.
59. La fièvre tierce régulière se juge en sept périodes au plus tard.
60. Chez les fébricitants, qui ont de la surdité , une hémorragie du nez ou des perturbations du ventre résolvent la maladie.
61. Chez un fébricitant, si ce n’est pas dans les jours critiques (2k) que la fièvre s’en va, elle a coutume de récidiver.
62. Lorsque dans une fièvre on devient ictérique avant le septième jour, c’est mauvais, [ à moins qu’il n’y ait des déjections alvines liquides] (25).
63. Quand le frisson vient chaque jour dans les fièvres, chaque jour aussi elles se résolvent.
6k. Lorsque dans les fièvres on dev ient ictérique le septième, le neuvième, [le onzième] ou le quatorzième jour, c’est bon , si l’hypocondre dioit n’est pas dur; sinon , c’est mauvais (26).
APHORISMES
65. Dans les fièvres [aiguës], une chaleur brillante an ventre et du cardiogme, c’est mauvais.
66. Dans les fièvres aiguës, les spasmes et les fortes douleurs aux viscères [abdominaux], c’est mauvais.
67. Dans les fièvres, les frayeurs (27) ou les spasmes pendant le sommeil, c’est mauvais.
68. Dans les fièvres, la respiration brisée est mauvaise , car elle indique un spasme.
69. Chez les individus qui ne sont pas sans fièvre, des urines d’abord épaisses, grumeuses (28), peu copieuses, devenant ensuite abondantes et ténues, soulagent. Cela arrive surtout quand elles déposent dès le commencement de la maladie, on bientôt après.
70. Chez les fébricitants, des urines troubles et semblables à celles des bêtes de somme (jumenteuses ) indiquent qu’il y a ou qu’il y aura céphalalgie (29).
71. Chez ceux dont la maladie doit se juger [pour leur salut ] le septième jour, l’urine présente, au quatrième, un nuage rouge; et les autres [excrétions critiques] sont comme il convient (30).
72. Chez tous les malades, les urines transparentes et blanches (incolores) sont funestes : elles s’observent surtout chez les pkrenètiques (31).
73. Chez tous ceux dont les hypocondres météorisés sont parcourus par des borborygmes, s’il survient une douleur aux lombes , le ventre s’humecte, à moins qu’il ne se fasse une éruption de vents ou une abondante évacuation d’urines. Ces choses arrivent dans les fièvres (32).
7 h. Quand il y a lieu de craindre un dépôt sur les articulations, un flux d’urines abondantes, très épaisses et blanches, telles qu’on commence à les rendre le quatrième jour, dans certaines fièvres, avec sentiment de lassitude, détourne ce dépôt. S’il survient une hémorragie du nez, elle délivre aussi très promptement.
75. Rendre avec les urines du sang et du pus, indique l’ulcération des reins ou de la vessie (33).
76. Chez ceux qui rendent avec des urines épaisses de petits morceaux de chair ou (35) des corps piliformes, ces matières sont fournies par les reins.
77. Chez ceux qui rendent avec des urines épaisses des matières furfuracées f il existe une affection psorique de la vessie (35).
78. L’apparition spontanée (36) du sang dans les urines, indique la rupture de quelque petite veine des reins.
79. Chez ceux dont les urines déposentdes matières sablonneuses, la vessie ou les reins contiennent des pierres (37).
80. Si les urines contiennent du sang et des grumeaux, s’il y a de la strangurie, et s’il survient des douleurs au périnée, à l’hypogastrc et au pubis, c’est un signe que la vessie et ses dépendances (38) sont malades.
81. Si on rend avec les urines du sang, du pus et (39) des matières furfuracées, et si elles ont une odeur fétide, c’est une preuve que la vessie est ulcérée.
82. Quand des abcès se forment dans l’urètre , s’ils suppurent et se rompent, c’est la solution [de l’ischurie] (50).
83. D’abondantes évacuations d’urine pendant la nuit annoncent une petite selle.