‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 15 sur 145 · Dans les maladies aiguës , de la suffocation · texte numérisé non relu

Dans les maladies aiguës , de la suffocation

PRÉNOTIONS DIÎ COS.

quand le pharynx n’est point tuméfié , c’est pernicieux.

62. Quand le péril est imminent, arrivent les petits tremblements et les vomissements érugineux. La production d’un petit bruit pendant la déglutition des liquides, celle d’un son rauque causé par la sécheresse de la gorge, la difficulté d’avaler à cause de la respiration saccadée comme dans la toux, sont des signes pernicieux dans les maladies aiguës avec refroidissement.

63. Les érythëmes aux mains et aux pieds sont des signes pernicieux.

64. Ceux qui ont la respiration anhélanle, qui sont abattus, dont les paupières sont entr’ouvertes pendant le sommeil , meurent en présentant une couleur ictérique très foncée. Ces malades rendent préalablement des excréments blancs.

65. Dans les fièvres, une extase silencieuse, chez un malade qui n’est pas aphone, c’est pernicieux. {Prorrh. 54.)

66. Des ecchymoses (23) survenant dans une fièvre présagent une mort imminente.

67. Quand une douleur de côté se manifeste dans une fièvre, des selles aquoso-bilieuses abondantes soulagent le malade ; mais quand il survient de l’anorexie, puis des sueurs, avec coloration intense du visage, relâchement du ventre et un peu de cardialgie, les malades, après avoir langui quelque temps, meurent avec les symptômes de la péripneumonie (24).

68. Chez un fébricitant, si, dès le début, de la bile noire est évacuée par haut ou par bas, c’est mortel.

69. A la suite d’un refroidissement chez un individu qui n’est pas sans fièvre et qui sue aux parties supérieures , l’agitation développe le phrénitis , et devient bientôt pernicieuse (25). ( Prorrh . 27.)

70. Les douleurs qui deviennent en peu de temps aiguës et qui se portent vers les clavicules et vers les parties supérieures, sont pernicieuses,

71. Dans les maladies de long cours et pernicieuses, une douleur au siège est mortelle.

72. Chez les malades déjà affaiblis, la perte de la vue et de l’ouïe, la déviation de la lèvre, de l’œil ou du nez, c’est mortel.

73. Dans les fièvres , une douleur à l’aine (26) indique que la maladie sera longue.

Vx. Dans les fièvres, l’absence de crises (27) les prolonge , mais elle ne les rend pas pernicieuses.

75. Les fièvres produites par des douleurs intenses sont de très longue durée (28).

76. Les tremblements, la carphologie, le délire sont des indices de phrénitis , et , dans ce cas , les douleurs aux mollets indiquent l’égarement de l’esprit. ( Prorrh , 34. — Pronost. h.)

77. Tous ceux qui, dans une fièvre continue, gisent sans voix et sont pris d’un clignotement perpétuel (29) , réchappent si , après un saignement de nez et un vomissement, ils parlent et reviennent à eux; mais si cela n’arrive pas, ils sont pris de dyspnée, et meurent promptement.

78. Quand ceux qui sont pris de fièvre ont un paroxysme le lendemain de l’invasion ,

79. une rémission le troisième jour, un paroxysme le quatrième , c’est mauvais. En effet , ces paroxysmes ne produisent-ils pas le phrénitis (30) ?

80. Tous ceux chez lesquels les fièvres cessent dans des jours non critiques, sont exposés à des rechutes.

81. Les fièvres faibles au début et qui plus tard s’accompagnent de battements à la tête et d’urines ténues , ont des paroxysmes aux approches de la crise (31); il n’y aurait rien d’étonnant qu’il survînt du délire et aussi de l’insomnie.

82. Dans les maladies aiguës, les mouvements insolites, l’agitation générale , le sommeil troublé , présagent des spasmes chez quelques individus.

83. Le réveil agité, avec l’air hagard et avec du délire, c’est funeste; c’est aussi l’indice d’un état spasmodique, surtout s’il y a des sueurs. Le refroidissement du cou, du dos et de tout le corps , indique également un état spasmodique ;

106 PRÉNOTIONS DE COS.

dans ce cas, les urines sont furfnracées (32). (Prorrh. 112, 113.)

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