LA COMTESSE DE C
Madame,
ous vous étonnerez de ce que je prends la liberté de vous dédier cet ouvrage. Je me trouve moi-même plaisant d*oser vous faire un présent de cette nature. Un des motifs qui my a porté c*est le dessein de vous divertir.
Mais, Madame, je vous avoue ingénument que ce n'est pas là le grand mobile de ma témérité. Le voici. Il y a plusieurs années que je suis admirateur éminent de vos qualités éminentes^ sans avoir pu trouver aucune occasion de vous le dire. Pensez, Madame, quel supplice c'est qu'une contrainte si violente et qui a duré si longtemps. Figurez-vous le plaisir qu'il y a de s'en délivrer tout d'un coup. Après cela. Madame, mon procédé n'est-il pas excusable? Souffrez donc patiemment que je vous déclare ici que je suis enchanté de vos perfections et qu'elles m'obligent à être, avec un très profond respect. Madame, votre très humble et très obéissant serviteur..^, etc.