Silistrie
Le colosse du Nord se serait facilement emparé de Silistrie, s'il l'avait voulu ; mais, dans son désir de conserver des relations de bon voisinage avec son ami l'empereur d'Autriche, il veut bien consentir à lever le siège, à évacuer la Valachie et les campagnes embaumées de la Dobruscha, et, s'il en est bien prié, il repassera le Prouth ou Pruth. (Les papiers prétendent que ces nouvelles sont fausses.)
Nota. — Néanmoins, cette retraite volontaire et cette évacuation facile constituant un cas tout particulier, le général Piedenez-Koff croit prudent de regarder avec sa lunette, si le Turcoman ne serait pas assez lâche pour chercher à inquiéter ses derrières.
(Journal des opérations du siège de Silistrie, par Osman Blaguala, sergent d'artillerie en garnison dans cette bicoque.)
Chez Delarue.