‹ Hippolyte de la Morvonnais: Œuvres ChoisiesChapitre 29 sur 57 · XIX. — CONVALESCENCE · texte numérisé non relu

XIX. — CONVALESCENCE

Aux naïvetés de ma vie

Je rentre (2), grâce à vous, mes sœurs (3).

Je suis la voix qui me convie,

Riche d’ineffables douceurs.

Cette voix, enfants, est la vôtre;

Vous me dites : « Viens.» — Et je vais.

Voix d’ange, à vrai dire, et nulle autre (4) N’allégerait ainsi mon faix.

(4) Après la mort de Marie, La Morvonnais se laissa emmener avec sa fille à Mordreux, chez son beau-père. Ses jeunes belles-sœurs devaient essayer doucement de le distraire de son deuil.

(2) Larmes de Maägdeleine, p. 109 :

Je reviens, grâce à vous, mes sœurs.

(3) Adèle et Céleste de La Villéon.

(4) Larmes de Magdeleine, p. 109 :

Langage angélique ! Nul autre...

SRE

Et sur les cheveux de ma fille (1) Vous posez mes mains et pleurez;:

Et moi, je pleure. — Oh! la faucille À coupé mes épis dorés.

Moisson d’espoirs ! — Et votre frère Vous suit aux îles, et l’enfant

Rieur est là, pour nous distraire Parmi les bruits sombres du vent (2).

Vous m’égarez sous les grands chênes, Et nous cueillons, comme autrefois, La mousse à l’ourlet des fontaines,

Le chèvrefeuille au fond des bois.

La Ville-Micent (3), février 1835.

(Copié sur le manuscrit que nous a communiqué Mme Vatar) (4).

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