‹ Hippolyte et AricieChapitre 11 sur 48 · CHŒUR DES PRÊTRESSES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES PRÊTRESSES

Non^ non^ un cœur forcé nest pas digne des Dieux ^ Le sacrifice en est un crime.

Quoi! Von ose braver le suprême pouvoir !

CHŒUR

Obéisse'^ aux Dieux, c'est le premier devoir.

PHÈDRE (à HIPPOLYTE).

Prince^ vous souffre^ qiion out?^age, Et votre père et votre Roi ?

HIPPOLYTE (à PHÈDRE).

Vous save\ quel respect à Diane 7fi engage^ Dès mes plus teîidres ans je lui donnai ma foi.

PHÈDRE

Pieux ! Thésée en son fils trouve un sujet rebelle I

TRAGEDIE. XXV

Je sais tout ce que je lui dois ; Mais ne puis-je pour lui faire éclater jîîoji \ele Qu'en outrageant une immortelle ?

PHÈDRE

Laissez^ des détours super/lus !

La j^ertu quelquefois sert de prétexte au crime.

Quel crime ?

Je ne sais qui vous touche le plus, De l'autel ou de la victime.

Du moins par d'injustes rigueurs^ Je ne sais pas forcer les cœurs,

PHÈDRE

Je vous entends. Eh bien ! que la trompette sonne^

Que le signal affreux se donne., Et le temple et Vauîel vont tomber à ma voix, Tremble:{! j^ai su prévoir la désobéissa^KC ;

XX\'r HIPPOLYTE ET ARICIE,

Périsse la j'aine puissance

Qui s élève contre les Rois !

Tremblei, redoute^ ma vengeance !

Et le temple et Vautel vont tomber à ma voix. Tremble!{ ! fai su prévoir la désobéissance :

Périsse la vaine puissance

Qui s'élève contre les Rois !

Bruit de trompettes.

LA GRANDE-PRÊTRESSE et le CHŒUR.

Dieux vengeurs^ lance\ le tonnerre^ Pelassent les mortels qui vous livrent la guerre !

Bruit de tonnerre.

DIANE descend dans une gloire.

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