TRAGEDIE. LVII
No7î^ lion, dans un fils si coupable Je ne vois qu^un monstre effroyable- Qîiil ne trouve en moi qu'un vengeur ! Puissant maître des fiots, favorable Neptune ^ Entends ma gémissante voix !
Permets que ton fils f importune Pour la dernière fois !
Hippolfte m'a fait le plus sanglant outrage.
Remplis le serment qui t'engage.
Préviens par son trépas mon désespoir affreux ! Ah ! si tu refusais de venger mon injure^ Je serais parricide et tu serais parjure. Nous serions coupables tous deux.
Mais de courroux l'onde s'agite.
Tremble/ tu vas périr, trop coupable Hippolyte î Le sang a beau crier, je n'entends plus sa voix^ Tout s'apprête à venger une injure mortelle, Neptune me sera fidèle :
C'est aux Dieux à venger les Rois!