TRAGEDIE. LXIX
PHÈDRE
Noiî^ sa mort est mon seul ouvrage.
Dans les Enfers cest par moi quil descend. Neptune^ de Thésée a cru venger Voutrage.
J'ai versé le sang innocent.
Quai'je fait? Quels remords l Ciel! T entends le
tonnerre.
Quel bruit ! quels terribles éclats !
Fii/ons ! oïl me cacher ? Je sens ti^embler la teri^e.
Les Enfers s'ouvrent sous mes pas.
Tous les Dieux, conjurés pour me livi^er la guerre.
Arment leurs redoutables bras.
Dieux cruels, vengeurs implacables. Suspende^ un courroux qui me glace d'effroi !
Ah! si vous êtes équitables,
Ne to7ine:{ pas eticor sur moi !
La gloire d'un héros que l'injustice opprime
Vous demande un juste secours.
Laissez-moi révéler à l'auteur de ses jours
Et son innocence et mon crime!
CHŒUR
O remords superflus!
Hippolyte n'est plus.