TRAGÉDIE. LXXIII
THÉSÉE
Ciel! ne piiis-je attejidrir un, père?
Que je venge mon fils!
NEPTUNE
Va! ton fils n'^est pas mort.
THÉSÉE
// n'est pas mort! Quels Dieux animaient pi^is sa
défense ?
NEPTUNE
Diane a pris soin de son sort.
Je servais malgré moi ton aveugle transport.
Quand le Destin, dont la puissance Fait trerjîbler les Enfers., et la Terre, et les deux, A daigné m' affranchir d'un serment odieux
Qui faisait périr Vinnocence.
THÉSÉE
O mon fils, mo7î cher fils., je puis donc te revoir!
NEPTUNE
// faut perdre un si doux espoir.
Pour te punir d'une injuste vengeance..
Le Destin pour jamais f interdit sa présence.
LXXiV IIIPPOLYTE ET ARICIE,
THÉSÉE
Je ne te verrai plus I 0 juste châtimejit ! Aîi lieu d'un tendre embrassement^ Mon JilSy reçois les vœux d'un trop coupable père I Puisqu'on met entre nous un rempay^t éternel. Puisses-tu dans le sein d'une terre étrangère Jouir de cette paix si charmante et si chère Que tu n'as pu trouver dans le sein paternel !
NEPTUNE
Douter de son bofiheur, c'est nous faire un outrage. Va, laisse aux immortels achever leur ouvrage!
NEPTUNE rentre sous les flots et THÉSÉE se retire.
TRAGEDIE