‹ Hippolyte et AricieChapitre 46 sur 48 · TRAGEDIE. LXXXI · texte numérisé non relu

TRAGEDIE. LXXXI

Et mes yeux seroîit à sa flamme Aussi fldèles que mon cœur,

DIANE

// appf^oche.

ARIGIE.

Fujons !

Ciel! quels sons! oh! Déesse, Pardonne^ à Vamoin^ le transport qui me presse!

ARIGIE.

Dieux! Qu'entends-je?

HIPPOLYTE, ARIGIE (ensemble).

Est-ce vous que je vois ?

Que mon sorH est digne d'envie !

Le moment qui vous rend à moi Est le plus heureux de ma vie.

DIANE

Tendres amants^ vos malheurs sontflnis ; Pour votre hymen tout se prépare ; Ne craigne^ plus qu'on vous sépare, C'est moi qui vous unis.

HIPPOLYTE ETARICIE. 6

ARICIE

Quel heureux changement! quoi / c'est Diane même Qui pour les tendres cœurs se déclarée en ce jour !

DIANE

Du soiweraifi des dieux je suis la loi suprême. En faveur de rHpnenjefais grâce à V Amour.

Vous niunisse^ à ce que f aime, Déesse ! Ah ! par quels vœux mon cœur peut-il jamais Reconnaître tous vos bienfaits ?

Bruit de musettes.

DIANE

Les habitants de ces f^etraites Ont préparé pour vous les plus aimables jeux! Et déjà leurs douces musettes Annoncent le moment heureux Où vous allei résiner sur eux.

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