CHŒUR DES PRÊTRESSES
un c(£ur forcé n'est pas digtie des Dieux, •e sacrifice en est un crime.
PHÈDRE
1 ose braver le suprême pouvoir !
CHŒDR.
<tx Dieux, c'est le prtmier devoir.
PHÈDRE (à HIPPOLYTE).
^rince, vous souffre:{ qu'on outrage, U votre père et votre Roi ?
HIPPOLYTE (à PHÈDRE).
\ quel respect à Diane m'engage^ lus tendres ans je lui donnai ma foi.
PHÈDRE
'hésée en son fils trouve un sujet rebelle i
Je sais tout ce que je lui dois ; Mais ne puis-je pour lui faire éclater mon Qu'en outrageant une immortelle ?
Laisse\ des détours superjlus !
La vertu quelque/ois sert de prétexte au crin
Quel crime ?
Je ne sais qui vous touche le j De l'autel ou de la victime.
Du moins par d'injustes rigueurs^ Je ne sais pas forcer les cœurs.
Je vous entends. Eh bien ! que la trompette
Que le signal affreux se donne.
Et le temple et Fautel vont tomber à ma voix. Tfemble:^ .'j'ai su prévoir la désobéissance :
:vi HIPPOLYTE BT ARICIE.
Périsse la vaine puissaîice
Qui s'élève contre les Roîs !
Tremble^, redoute^ ma vengeance !
t le temple et Tautel vont tomber à ma voix.
'remble\ ! j'ai su prévoir la désobéissance :
Périsse la vaine puissance
Qui s'élève contre les Rois !
Bruir de trompettes.
LA GRANDE-PRÊTRESSE et le CHŒUR,
Dieux vengeurs, lance\ le tonnerre, êrissent les mortels qui vous livrent la guerre !
Bruit de tonnerre.
[ANE descend dans une gloire.