‹ Hippolyte et Aricie: tragédie en cinq actes et un prologue (volume 2)Chapitre 10 sur 33 · CHŒUR DES PRÊTRESSES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES PRÊTRESSES

un c(£ur forcé n'est pas digtie des Dieux, •e sacrifice en est un crime.

PHÈDRE

1 ose braver le suprême pouvoir !

CHŒDR.

<tx Dieux, c'est le prtmier devoir.

PHÈDRE (à HIPPOLYTE).

^rince, vous souffre:{ qu'on outrage, U votre père et votre Roi ?

HIPPOLYTE (à PHÈDRE).

\ quel respect à Diane m'engage^ lus tendres ans je lui donnai ma foi.

PHÈDRE

'hésée en son fils trouve un sujet rebelle i

Je sais tout ce que je lui dois ; Mais ne puis-je pour lui faire éclater mon Qu'en outrageant une immortelle ?

Laisse\ des détours superjlus !

La vertu quelque/ois sert de prétexte au crin

Quel crime ?

Je ne sais qui vous touche le j De l'autel ou de la victime.

Du moins par d'injustes rigueurs^ Je ne sais pas forcer les cœurs.

Je vous entends. Eh bien ! que la trompette

Que le signal affreux se donne.

Et le temple et Fautel vont tomber à ma voix. Tfemble:^ .'j'ai su prévoir la désobéissance :

:vi HIPPOLYTE BT ARICIE.

Périsse la vaine puissaîice

Qui s'élève contre les Roîs !

Tremble^, redoute^ ma vengeance !

t le temple et Tautel vont tomber à ma voix.

'remble\ ! j'ai su prévoir la désobéissance :

Périsse la vaine puissance

Qui s'élève contre les Rois !

Bruir de trompettes.

LA GRANDE-PRÊTRESSE et le CHŒUR,

Dieux vengeurs, lance\ le tonnerre, êrissent les mortels qui vous livrent la guerre !

Bruit de tonnerre.

[ANE descend dans une gloire.

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