SCÈNE II
l'amour et leur suite, les habitants la forêt.
l'amour (à diane).
JU doux penchant qui les entraîne Ne prétends pas les arracher !
DIANE (à l'amour).
Des lieux oit je commande est-ce à toi d'approch Va, fuis, ton seul aspect vient redoubler ma h&
Pourquoi me bannir de ces lieux ? Quoi ! le vaste univers n'est-il pas mon partage
Les Enfers, la Terre et tes deux.
Tout doit rendre à l'Amour un éclatant liomm
Enchaîne à ton gré l'univers, Mais respecte ces bois oiije tiens mon empire.
Non, les cœurs que Diane inspire Ne porteront jamais les fers.
l'amour, DIANE.
Non, non, je ne souffrirai pas
Qu'ils ] j , ^^^ indifférence,
ATon, ce n'est que sous ma puissance Qu'on peut trouver de vrais appas.
itre souverain du ciel et de la terre.
Dieu puissant dont je tiens le jour.
Pourras-tu souffrir que ï Amour ju'aux lieux où je règne ose porter la guerre? t toi qui m'as donné V empire des forêts u dois soutenir les dons que tu m'as faits.
On entend un bruit sourd de tonnerre.
IsmavoixdanslesCieuxvientde se faireeniendre, mble, superbe Amour, Jupiter va descendre.
Descente de Jupiter.
JDPITER, DIANE, l'aMOUR, SUite d
de l'amour, les habitants de la
JUPITER (à DIANE).
T\Iane, j'étais prêt à défendre tes droi Contre un Dieu plus puissant que to
Mais le Destin, sous qui tout i Vient de nous prescrire ses lo Il ne veut pas que l'on conspir Contre le doux penchant des i Et, jusqu'au fond des bots oii tu tiens Il prétend que F Amour lance ses traits
DIANE
Quelle honte !
l'amour.
Quelle victoire
POtYTE ET ARICtB,
Ajnour, pour jouir de ta gloire.
Le Destin tous lex ans ne t'accorde qu'un jour.
Mais un jour que l'hymen éclaire; Vous, majîlle, à ses lois ne sQye\ point contraire! En faveur de l'hymen faites grâce à l'Amour !
JUPITER remonte aux cieux.
DIANE, l'amour et IcuF suîte, les habitants de la forêt.
"SjYmphes, aux lois du sort il faut que /obéisse.
Je mets dès aujourd'hui vos cœurs eii liberté. Je ne dois pas pourtant abaisser ma Jierté Jusqu'à voir une fêle à l'Amour si propice.
Hippolyte, Aricie, exposés à périr.
Ne fojident que sur moi leur dernière espérance. Contre une injuste violence Cest à moi de les secourir.
DIANE traverse les airs.