‹ Hippolyte et Aricie: tragédie en cinq actes et un prologue (volume 2)Chapitre 7 sur 33 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

pRincesse, quels apprêts me frappent dans ce ^ temple?

Diane préside en ces lieux.

Lui consacrer mes jours, c'est suivre votre exemple.

Non, VOUS les immole^, ces Jours si précieux.

J'exécute du Roi la volonté suprême.

A Thésée, à son fils, ces jours sont odieux,

Moi, VOUS hàir? 6 ciel! quelle injustice extrême!

AfilCIE.

Je ne suis point l'objet de votre inimitié ?

Jesens pour vous une pitié Aussi tendre que l'amour même.

ARICIE

Quoi / le fier Hippolyte !

Hélas !

Je n'en ai que trop dit. Je ne m'en repens pas.

Si vous ave:{ daigné m'entendre.

Mon trouble, mes soupirs, vos malheurs, vos appas Tout vous annonce un cœur trop sensible et Iro} tendre

HIPPOI.YTE ET ARrCIB,

Ah ! que vene\-vous de m'apprendre ?

fait, pour jamais mon repos est perdu.

Peut-être votre indifférence Tôt ou tard me l'aurait rendu ; s votre amour m'en ôte l'espérance, fait, pour jamais mon repos est perdu.

tds-je ? Quel transport de mon âme s'empare !

ARICIE

Oubliez-vous qu'on nous sépare ?

temple fatal quel sort sera le mien ?

te amoureux m'occupera sans cesse,

Et des autels de la Déesse •ai mon cœur revoler vers son bien ; îgretterai mon bonheur et le sien.

affranchirai d'une loi si cruelle l

ARICIH.

ï«r sa captive a des droits absolus.

[ de nous aimer ? nous ne nous verrons plus.

O Diane, protège une flamme si belle I

Tu règnes sur nos cœurs comme dans

Pour combattre l'Amour tu nous prêtes

Mais quand la vertu même en vîentlanc

Qui peut résister à ses ckarmt

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