SCÈNE VII DIANE, ARICIE, HIPPOLYTE
Où suis-je transporté ? Dieux î quel brillant séjour! Hélas! je n'y vois point l'objet de mon amour.
ARICIE
0 mort, viens me rejoindre à mon cher Hippolyte !
DIANE
Laisse échapper au moins un regard vers l'époux! L'amant n'en sera point jaloux.
ARICIE
Non!
DIANE
Faut-il que Diane en vain t'en sollicite ?
ARIGIE.
Non! avec mon premier vainqueur.
Rien ne doit partager mon âme, Et mes yeux seront à sa flamme Aussi fidèles que mon cœur.
DIANE
Il approche. ,
ARIGIE.
Fuyons !
Ciel! quels sons! ô Déesse, Pardonnez à l'amour le transport qui me presse !
ARIGIE.
Dieux ! qu'entends-je ?
HIPPOLYTE et ARIGIE, ensemble .
Hippolyte ( ... . Q
. . . ] est-ce vous que îe vois ? Aricie ( ^ J
Que mon sort est digne d'envie !
Le moment qui vous rend à moi,
Est le plus heureux de ma vie.
DIANE
Tendres amants, vos malheurs sont finis ; Pour votre hymen tout se prépare Ne craignez plus qu'on vous sépare, C'est moi qui vous unis.
ARIGIE.
Quels heureux changement! Quoi, c'est Diane même *Qui pour les tendres cœurs se -déclare en ce jour !
DIANE
Du souverain des dieux je suis la loi suprême. En faveur de l'Hymen je fais grâce à l'Amour.