‹ Hippolyte et Aricie; tragédie en cinq actes et un prologueChapitre 52 sur 60 · SCÈNE VII DIANE, ARICIE, HIPPOLYTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII DIANE, ARICIE, HIPPOLYTE

Où suis-je transporté ? Dieux î quel brillant séjour! Hélas! je n'y vois point l'objet de mon amour.

ARICIE

0 mort, viens me rejoindre à mon cher Hippolyte !

DIANE

Laisse échapper au moins un regard vers l'époux! L'amant n'en sera point jaloux.

ARICIE

Non!

DIANE

Faut-il que Diane en vain t'en sollicite ?

ARIGIE.

Non! avec mon premier vainqueur.

Rien ne doit partager mon âme, Et mes yeux seront à sa flamme Aussi fidèles que mon cœur.

DIANE

Il approche. ,

ARIGIE.

Fuyons !

Ciel! quels sons! ô Déesse, Pardonnez à l'amour le transport qui me presse !

ARIGIE.

Dieux ! qu'entends-je ?

HIPPOLYTE et ARIGIE, ensemble .

Hippolyte ( ... . Q

. . . ] est-ce vous que îe vois ? Aricie ( ^ J

Que mon sort est digne d'envie !

Le moment qui vous rend à moi,

Est le plus heureux de ma vie.

DIANE

Tendres amants, vos malheurs sont finis ; Pour votre hymen tout se prépare Ne craignez plus qu'on vous sépare, C'est moi qui vous unis.

ARIGIE.

Quels heureux changement! Quoi, c'est Diane même *Qui pour les tendres cœurs se -déclare en ce jour !

DIANE

Du souverain des dieux je suis la loi suprême. En faveur de l'Hymen je fais grâce à l'Amour.

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