‹ Histogenèse des Processus de Cirrhose Hépatique: Lésion Parenchymateuse et Cirrhose, Étude d'Histologie Expérimentale et PathologiqueChapitre 16 sur 50 · ACTION DU SÉRUM D'ANGUILLE · texte numérisé non relu

ACTION DU SÉRUM D'ANGUILLE

sance hémolytique d’un sérum d’animal préparé. La deuxième s’appuie, en ce qu'ilest de la toluilène sur une notion fausse. La troisième n’est pas à vrai dire une preuve négative, c’est une notion courante connue antérieurement analogue à l'injection de poussières fines dans la circulation, mais qui ne retire rien au pouvoir hépatotoxique du sérum hémolytique.

Nous croyons en effet que les hémolysines agissent par une puissance hépatotoxique spéciale. L'extrême précocité des altérations cellulaires et leur disposition périportale, l'intégrité du centre du lobule, qui devrait au contraire le premier entrer en dégénérescence s'il s’agissait d’une oblitération vasculaire, sont deux raisons importantes, qui nous font repousser la conception de Pearce et admettre l’existence d’un pouvoir hépatotoxique des hémolysines. C’est, en somme, élargir la notion de spécificité du sérum hémolytique.

ACTION DU SÉRUM D’'ANGUILLE SUR LE FOIE. — Pour appuyer cette manière de voir,nous avons expérimenté à l’aide du sérum d’anguille. Celui-ci possède une très forte puissance hémolytique, sans agglutinine, ni précipitine (Camus et Gley). D’après la conception de Pearce, il devrait ne pas léser la cellule hépatique. C’est le contraire. La lésion hépatique apparaît assez précoce, et si nous n'avons pu la suivre jusqu'à la nécrose avancée, nous l’avons du moins étudiée jusqu'à la nécrose cellulaire.

Le sérum qui nous servit dans nos expériences provenait de trois anguilles. La saignée fut pratiquée aseptiquement au gros vaisseau de la base du cœur (nous

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