ÉPREUVE TÉMOINS
3l4al5l6l 7 | 8 | 9 l10|11/12
Sérum cirrhotique chauffé 10 | 10
Sérum homme normal chauffé
Complément (homme).
Solution physiologi- (EC EN ESA
3 heures d’étuve :
Ambocepteur hémo-
Globules rouges(hom- IMOD OS ret art
Hémolyse après 10 mi-
Pour les réactions, nous avons procédé de façon à peu près identique pour rechercher l'existence de l’anticorps. Nous rapportons dans ce tableau Île résumé d’une expérience positive faite le 23 octobre 1907, à l’aide du sérum de l’observation 2.
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On remarque dans ce tableau le grand nombre des tubes témoins, c’est seulement à cette condition que la réaction peut être jugée convaincante. Nous avons toujours comparé la réaction de fixation d’un sérum cirrhotique avec celle d’un sérum d'homme en apparence indemne de tout accident hépatique en évolution.
Le sérum d'homme non cirrhotique possède la faculté de fixer le complément, lorsque celui-ci est à petites doses. Aussi avons-nous toujours placé, pour chaque réaction, deux tubes analogues dont le seul point distinctif était, dans l’un, une plus forte dose de complément. De cette façon, la comparaison des tubes contenant du sérum cirrhotique nous a toujours montré, en cas de réaction positive, une plus forte hémolyse dans les premiers. Ainsi, assez souvent, le tube 2, qui contient L gouttes de complément et du sérum cirrhotique, hémolyse un peu,autant que le tube 3, qui contient 2 gouttes de complément et le sérum normal. En somme, les sérums cirrhotiques fixent bien plus fortement le complément sur des cellules hépatiques que les sérums normaux.
Cette réaction peut donc être utilisée à condition d’être pratiquée par comparaison avec des sérums témoins. Une autre question peut se poser actuellement: cette réaction permet-elle d'affirmer l'existence d’un anticorps hépatique ?
Depuis Les recherches récentes de Wassermann d’une part, de Levaditi et ses collaborateurs de l’autre, on sait que le sérum des syphilitiques possède la curieuse
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propriété de fixer le complément sur le foie, et ceci, non seulement sur le foie de nouveau-nés syphilitiques, mais encore sur du foie normal. Pendant quelque temps, on crut que cette réaction était caractéristique des sérums syphilitiques.Il n’en est rien.Dans un article tout récent 7. Much et F. Eichelberg prétendent que le sérum des scarlatineux fixe le complément sur du foie de syphilitique. Pourquoi ces faits surprenants? Il est difficile de répondre à l'heure actuelle. Aussi, convient-il de ne constater que les faits et de se garder des interprétations hâtives et hypothétiques.
Quoi qu’il en soit, nos malades n’étaient pas syphilitiques, autant qu'il est permis de l’affirmer après interrogatoire et examen médical, ils n'étaient pas non plus scarlatineux, et cependant leur sérum fixait le complément sur de la substance hépatique. Cette réaction n’était pas constante et faisait souvent défaut, il nous a semblé qu’elle ne se montrait positive qu'aux périodes d’aggravation de la cirrhose, qu’elle coïncidait avec les poussées d’ictère grave, qu'elle disparaissait au contraire dans certaines phases d'amélioration, enfin qu’elle manquait chez nombre de témoins.C’est pourquoi, nous croyons être en droit de rapprocher l’évolution clinique de la réaction de laboratoire et de conclure à l'existence d’un anticorps hépatique développé à la suite de résorptions étendues de parenchyme en voie de dégénérescence,
Cet anticorps ainsi découvert dans le sérum des cirrhotiques est-il vraiment spécifique ? Telle était la seconde partie de la discussion. Ne se trouvait-on pas
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en face d’un anticorps fixant également le complément sur du foie et sur du rein, comme nous l’avons vu chez les animaux préparés ?
De la spéaficité de l’anticorps.— Le mème problème se posait donc chez l’homme comme chez l’animal, seulement la solution était entourée ici d’obscurité plus profonde. Il fallait placer les sérums cirrhotiques en présence d’autres parenchymes que le foie. Seul, le rein se trouvait à notre portée (les prises post-mortem ne peuvent en effet provoquer de grands délabrements).
Nous avons donc placé dans des tubes de plusieurs épreuves tantôt du foie, tantôt du rein. Or, sur cinq sérums cirrhotiques, comparés le même jour, quatre donnaient des réactions positives sur le foie et des réactions négatives avec le rein. Un seul nous donnait une réaction positive sur les deux tubes. Que nous dit l’observation clinique de ce malade dont la fixation est positive pour le foie et pour le rein : « État rapidement grave, affaiblissement progressif, délire; il meurt trois jours plus tard. >» Nous comprenons qu’à cette phase terminale le sang possède une action toxique diffuse et étendue, il ne s’agit plus d’une évolution locale, mais bien d’une évolution générale d’un processus d'insuffisance hépatique et rénale.
En nous appuyant sur les observations qui suivent, en nous appuyant aussi sur l’absence de réaction de fixation à l’état normal, et chez les sujets non syphilitiques et non scarlatineux, dont le foie n’est pas le siège d’un processus de dégénérescence, nous croyons devoir conclure que la réaction de Jixation, telle que
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nous l’avons exposée dans les tableaux précédents, suffit pour autoriser l'affirmation d'un anticorps hépatique.
Nous rapportons ici mème le résumé succinct de ces observations pour permettre de mieux juger en comparant la clinique, la réaction de laboratoire et l’évolution du processus.