II. Branche russe. — Cette branche comprend
lo Le russe moderne, parlé dans tout l'empire russe, dans une partie de la Grallicie et de la Hongrie. Peu connue parmi nous, cette langue n'est cependant inférieure qu'au grec et à l'allemand pour l'abondance des racines, la régularité de sa dérivation, et l'heureuse combinaison des mots.
Ses principaux dialectes sont le russe de la grande Russie, qui est devenu la langue écrite ; c'est à Moscou qu'il est parlé avec le plus de pureté; il peut se subdiviser en sous-dialectes de Nowogorod et des Cosaques du Don; le russe de la petite Russie; il diffère beaucoup du premier, et l'idiome des Cosaques de la mer Noire en est une variété ; le souzdalien, parlé dans le gouvernement de Vladimir ; Volonelzien, parlé dans le gouvernement d'Oloneiz ; le rousniaque, dialecte très ancien, parlé en Grallicie, en Pologne, et dans les gouvernements russes de Wolinie et de Podolie.
2o Le croate, parlé en Croatie, en Hongrie et dans la partie orientale de la Carniole.
3o hewiiide, parlé par plusieurs peuples slaves de l'empire d'Autriche et comprenant les dialectes suivants, qui eux-mêmes se subdivisent en plusieurs variétés: le carniolien, le corinthien, le styrien. La littérature du Winde est très pauvre.