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CHAPITRE II

La Littérature Grecque.

Epoque Antéhomérique :— Homère— Bésiode— Jeux Olympiques IL Siècle de Péricles— Philosophie— Histoire ;— Hérodote — Thuoy- DiD E—XÉNOPHON— Eloquence— DÉMOSTHÈNE— Poésie Dramatique— Ei^CHYLE — Sophocle — Eurypide— Comédie — Aristophane — Pindare — Anacréon. in. Théocrite — Ménandre — Esope — Genre Romantique— Eloquence— Lucien— Histoire— Littérature Sacrée.

" La Grèce, une fois sortie de la lutte contre la Perse, avec le sentiment entier de ses propres forces, développa largement ses institutions qui, dans leur immense variété, gavaient toutes pour but la liberté, l'action et la perfectionnement de la rie individuelle et publique." Cantu.

La littérature grecque est la plus brillante de l'antiquité. Dans ce beau pays, sous un ciel toujours pur, au milieu des fleurs et des prés, au sein d'une population enthousiaste, naquirent des hommes qui vivront aussi longtemps que le monde. Amateurs passionnés du beau, les Grecs se distinguèrent surtout par leurs qualités intellectuelles. On les vit rarement prendre l'offensive sur leurs adversaires et la guerre ne fut jamais leur marotte. Cependant, un événement inattendu venait-il troubler leurs paisibles jouissances ? aussitôt, un poëte, un homme inspiré se levait, parlait au nom de la Grèce insultée et ces populations ardentes, tout-à-coup convaincues, accouraient en foule se ranger sous l'oriflamme patriotique.

Evidemment, chaque peuple a une mission particulière à remplir.

A Rome avait été donné la puissance par les armes ; à Athènes, le sceptre de la royauté intellectuelle. La caractère des Athéniens, le climat sous lequel ils vivaient, le langage épuré qu'ils parlaient, leur amour passionné pour l'idéal, les sentiments patriotiques qui animaient leurs héros, les institutions nationales qui puisaient leur force dans la

liberté toutes ces causes réunies, développèrent de bonne heure l'instinct et le goût de la poésie. Athènes, avec ses grands génies, se s écoles remarquables, ses athénées de savants, accomplit fidèlement sa noble tâche.

Au début de l'histoire grecque se présentent deux dialectes, l'éolien et l'ionien. Rude, grossier, barbare, l'éolien était parlé dans le nord. Il se divise en une foule de dialectes particuliers parlés par plusieurs tribus formant alors autant de nationalités. Les principales sont les Thessaliens, les Béotiens, les Arcadiens, les Achéens, et les Lesbiens. L'éolien devint plus tard dorien, fut parlé à Sparte et dans le Péloponèse. Il conserva sa majesté grave et sévère qui convenait à la république de Lycurgue. Les peuples civilisés du midi parlaient l'ionien. Doux, harmonieux, orné, il devint cette langue épurée qu'on parlait à Athènes avec tant de perfection et de choix. Ses principaux dialectes étaient le Carien, le Lydien, le dialecte de Samos et celui de Théos.

En Grèce, comme ailleurs, la littérature eut ses commencements, ses succès et ses revers ; la décadence de la littérature grecque présagea la décadence de la Grèce. Athènes avait joué son rôle ; la Grèce ne devait plus peser dans le plateau de la balance qui décide du sort des peuples. Mais de même qu'un riche propriétaire lègue en mourant les biens qu'il ne peut emporter dans la tombe, la Grèce eut aussi ses légataires. Rome en eut la plus large part, on vit alors le beau quitter les jardins de l'Attique pour s'ériger dans le Forum.

ÉPOQUE ANTÉHOMÉRIQUE.

Au nombre des grands génies qui apparurent dans l'histoire littéraire de la Grèce, on remarque surtout la figure colossale de l'antique Homère. C'est le plus vieux des chantres, le plus ancien des narrateurs.

Cependant, il y eut une époque antéhomérique, car le degré de perfection obtenu par le grand poëte épique grec fait supposer des antécédents. La Thrace, terre qu'habitaient les Pelages, a dû être le berceau où naquirent et fleurirent Orphée, Musée, Thamyris, Eumolpe, Olen et Linus. Ce sont les seuls représentants de l'époque antique et sacrée, époque dont le caractère est vraiment sacerdotal. On connait que fort peu de choses de cette période antéhomérique qui s'arrête à la guerre de Troie, où commence réellement l'époque héroïque, et l'histoire

des Hellènes. Ce peuple avait, dit- on, remplacé sur là scène du monde la race des Pelages.

Entre la prise de Troie et l'apparition d'Homère, aucun poëte se présente pour occuper cet intervalle. Il n'en est pas moins certain que l'instinct littéraire des Grecs se développa de plus en plus. Le peu de fixeté de l'état social à cette époque, les migrations, les établissements coloniaux, les aventures chevaleresques durent imprimer un cachet particulier aux chants poétiques des bardes de ce temps. L'expédition des Argaunautes dut frapper l'imagination des Hellènes et exalter leurs sentiments. La guerre des sept chefs contre Thèbes et bon nombre d'autres aventures guerrières, nationales et religieuses laissèrent de nombreux souvenirs qui furent l'aliment de la poésie dans les siècles suivants. La prise de Troie donna un nouvel essor au génie inventif du poëte en devenant l'objet de deux épopées qui font l'admiration de tous les hommes.

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