‹ Histoire abrégée de l'ouest canadienChapitre 24 sur 78 · LES MÉTIS ET LEUR VIE · texte numérisé non relu

LES MÉTIS ET LEUR VIE

48. Fin tragique de Thomas Simpson. — Le 6 juin i84o, Thomas Simpson rentrait au fort Garry, cachant soigneusement un précieux manuscrit : le relevé des découvertes de son expédition sur la côte nord de P Amérique et le journal du voyage qu’elle avait fait.

Obsédé par la peur que ses compagnons aux rives arctiques n’arrivassent avant lui en Angleterre, Simpson prit le chemin des plaines américaines, en compagnie d’une troupe de métis qu’il devança bientôt avec deux Canadiensfrançais et autant de métis écossais. Sous l’empire d’une hallucination qui le portait à se défier de ses compagnons, il tua, le 12 juin suivant, l’un des Canadiens ainsi qu’un des métis anglais, puis se suicida lui-même.

Poussé par une douleur qui se comprend, le frère de l’explorateur voulut dans la suite faire croire à un crime de la part des métis qui, pensait-il, vengeaient ainsi l’affront fait à leur compatriote en i834. Mais des recherches consciencieuses ont démontré la fausseté de ces accusations, et un historien non-catholique du temps est le premier à les réfuter, d’autant plus que, le jour de la mort prématurée de l’explorateur anglais, celui-ci n’avait aucun métis français près de lui.

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