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ADDISON

Joseph Addison naquit le 1er mai 1672. Il commença ses études au Queen's College d'Oxford en 1687. Il s’y distingua par ses grandes aptitudes pour la littérature; jeune encore il faisait des vers latins qui excitaient l'étonnement de ses professeurs. Addison publia trois volumes de ses premiers essais dans la langue de Virgile,

Après s'être fait connaître du public anglais par quelques critiques judicieuses dans son Æssui sur lès Géorgiques, il entreprit de visiter l'Italie,

A son retour, il publia une relation de son voyage, dans laquelle il s'applique surtout à faire ressortir les changements survenus depuis les descriptions historiques que nous ont laissées les poëtes latins. Le meilleur passage est son appréciation sur la république de St-Marin.

Son poëme, /4 Campagne, accrut considérablement sa réputation. Son drame musical, Rosamonde, fut dédié à la duchesse de Malborough,

Addison associa sa fortune littéraire à celle de son ami Steele. Ces deux écrivains publièrent le Babillerd, journal humoristique, qui parut pour la première fois le 12 avril 1709. Cette petite feuille, paraissant trois fois par semaine, faisait les délices de la société anglaise par le ton piquant et gracieux de ses articles, Elle fut remplacée par le Spectateur, journal quotidien, dont le premier numéro date du 1er mars 1711, ouvrage de morale et de critique qui fait honneur à l'esprit, aux seines études et au goût d'Addison. Il a été traduit dans toutes les langues, Steele rédigeait la partie humoristique, Addison contribuait davantage dans les articles qui demandaient des sentiments élevés et une mûre réflexion, Le Spectateur a été compilé dans huit volumes que les amis de la bonne littérature ne manquent pas de placer dans les rayons les plus apparents de leur bibliothèque.

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Caton, remarquable par l'intérêt du sujet, la perfection du style et la régularité de l’action. On ne peut cependant la ranger parmi les tragédies de premier ordre,

Il développe dans son Æssai sur Milton les véritables principes d'une saine et bonne critique, et découvre, avec un talent véritablement supérieur, toutes les beautés que renferme l'épopée anglaise. Les essais moraux prouvent qu'Addison pouvait aussi bien philosopher que critiquer, On rencontre dans cet écrit le développement des doctrines du pur christianisme,

omme poëte, Addison unit la correction à l'élégance, mais il manque souvent d'énergie et d'originalité ; comme prosateur il est doué d’une imagination facile, d’un esprit sage. Son style, comme le fait ressortir Samuel Johnson, est un modèle d'idiôme anglais. La réputation littéraire d’Addison Jui avait acquis les premiers emplois publics, mais il ne se distingua jamais ni comme orateur, ni comme homme d'état. Il mourut le 17 juin 1719.

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