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bien surles moyens à prendre, mais cette dissidence nefit qu'accroître le goût des lettres.
Christophe Gottsched (1700), critique distingué, prêcha l’imitation française. Ses romans sont consignés dans les principaux journaux de l'époque, le Spectateur de Leipzig, le Patriote, la Critique raisonnable, et le Franc-Parleur. De nombreux disciples partagèrent ses opinions. D'autre côté, Bodmer et Breitinger, éditeurs des Entretiens du peintre, inclinaient pour la forme anglaise, Un plus grand nombre de poëtes se rangèrent sous leur bannière. La question était de savoir la quelle de ces deux littératures pouvait s'appliquer avec plus de profit à l'Allemagne. De cette dispute littéraire naquit l'esthétique, cette science du beau que l'on à porté à un si haut degré en Allemagne.
Sur ces entrefaites une foule d'associations littéraires se formèrent. Chaque province eut une association centrale qui servait de point de ralliement, et chaque ville de province une corporation dépendante. Des revues mensuelles, une foule de journaux, des recueils divers prirent naïssance et se répandirent dans les villes, les villages et les campagnes,
Frédéric de Hagedorn (1708) était, à l'exemple de son maître Gottsched, un admirateur zélé de la forme française et du siècle de Louis XIV. I] laissa des fables, des apologues en vers et des poésies légères, On lui accorde de la finesse dans les idées, de la hardiesse dans les expressions, du goût dans le choix des expressions,