‹ Histoire abrégée de la musiqueChapitre 6 sur 69 · G LA NOUVELLE TONALITÉ EN ALLEMAGNE. - BACH · texte numérisé non relu

G LA NOUVELLE TONALITÉ EN ALLEMAGNE. - BACH

Weimar comme organiste de la Cour, fonction qu’il changea en 1717 pour celle de maître des concerts du duc.

A ce moment, un célèbre organiste français, Marchand, charmait à Dresde la cour d’Auguste, roi de Pologne. Yolumier, maître des concerts de cette cour, connaissait de réputation J.-S. Bach, et il eut l’idée de mettre en parallèle ces deux virtuoses ; aussi procura-t-il à son compatriote l’occasion secrète d’entendre Marchand. Un défi d’improvisation sur un thème donné fut lancé par Bach et accepté. Au moment fixé, une société d’élite se pressait dans les salons du duc, mais on attendit vainement Marchand. Sans informer personne, il avait quitté Dresde pendant la nuit, tant il redoutait la lutte.

Bach, resté seul, improvisa sur les thèmes de Marchand et avec une telle abondance et une telle facilité que les assistants furent transportés ; la réputation du jeune organiste fut définitivement consacrée.

Les biographes allemands s’étendent complaisamment sur cet épisode de la vie de J.-S. Bach. Il serait cependant injuste d'établir un parallèle absolu entre les deux virtuoses. Marchand avait toujours pour lui le charme un peu mièvre de l’exécution. Quant à J.-S. Bach, il était admirablement servi par l'orgue, instrument permettant l'éclosion des idées élevées et des inspirations larges, très en rapport avec le génie spécial allemand de l’époque.

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