AU ROI
Sire,
Votre Majesté a permis que mon ouvrage sur Jeanne dÂrc fut publié sous ses auspices. L'accueil cpielle a daicjné faire à cet écrit est la plus douce récompense de mes efforts et de mes travaux. Cette faveur précieuse^ je ne la dois sans doute au au nom de [héroïne dont jai cherché à retracer les hauts faits. Rappeler en effet le souvenir de Jeanne dArc, qui, par des vertus et un courage surnaturels, a raffermi le trône des Lis, c'était un moyen sûr d'intéresser le petit-fds de saint Louis, qui lui-même replacé miraculeusement sur ce trône, s'est montré dans tous les temps si juste appréciateur de la valeur française.
J'ai dû faire connaître tout ce qu'a fait YOTRE MAJESTÉ y^oî^r perpétuer le nom et la gloire de [illustre guerrière. Mais ce n'était pas assez que le monument élevé par les ordres (^e VOTRE Majesté, d'après le vœu de vos fidèles sujets du département des Fosges, consacrât à jamais la reconnaissance nationale; il
fallait rappeler à la France toute l'étendue dun autre bienfait qui a signalé en même temps la bonté inépuisable des BOURBONS.
Ainsi auprès du buste oii les habitants de Domremy viennent contempler les traits de leur illustre compatriote , leurs enfants et ceux de la contrée vont, dans [asile ouvert à [instruction par Votre Majesté^ apprendre à répéter avec respect le nom du Dieu des armées, avec admiration celui de Jeanne, avec amour et reconnaissance celui de LOUIS XVIII.
Puisse ce faible ouvrage contribuer à entretenir dans le cœur de tous vos sujets [impression durable de tous ces sentiments!
Je suis avec le plus profond respect,