DÉMONSTRATION DE L’ASSERTION PRÉCÉDENTE
4° Celui auquel on fait part des sensations internes que l’on éprouve n’en peut juger que sur un rapport dans lequel on peut le tromper, sans qu’il lui soit possible ni de les discerner lui-même, ni d'en convaincre les autres (3).
2° Ceux qui font le rapport de leurs sensations, quoique de
(4) Mesmer aussi, nous l'avons vu, avait été obligé de laïsser là l’univers et de se borner au microcosme ; mais ici les commissaires généralisent tout
d’abord les effets invoqués par les magnétiseurs, et ils les réduisent à ces
deux catégories. C’est bien procéder.
(2) Cette proposition est exacte, et la démonstration qui suit est sans ts que. C’est donc un genre de preuves tout à fait inadmissible.
(3) Ceci est un point sur lequel les commissaires de l’académie des sciences avaient été trop indulgents, nous l’avons fait remarquer; ici les commissaires regardent dès à présent, et avec raison, les supercheries comme possibles.
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très-bonne foi, peuvent être dans l'erreur ety faire tomber celui auquel ils lesdécrivent, parce que leur imagination leur en impose, ou parce qu'ils rapportent à une cause ce qui dépend d’une auire : les médecins instruits savent combien les personnes attaquées de maladies nerveuses exagèrent leurs souffrances, et combien dans ces différents cas la sensibilité des malades les égare eux-mêmes ; cette vérité est notoire en médecine,
3" Le physicien qui éprouverait des sensations n’en tirerait pas de conséquence, parce qu’il manquerait de moyens propres à le convaincre qu’elles ne seraient pas ou le produit de son imagination, ou de son attention à observer ce qui se passerait en lui-même , et qu’il ne pourrait les rapporter à une cause déterminée. Il n’en conclurait donc rien en faveur de l’agent que l’on suppose être le principe du magnétisme animal.