‹ Histoire acadeḿique du magnétisme animal, accompagneé de notes et de remarques critiques. Sur toutes les observations et expeŕiences faites jusqu'a ce jourChapitre 78 sur 123 · DE LA COCTION · texte numérisé non relu

DE LA COCTION

1° La coction consiste, relativement à l’humeur morbifique, dans une altération ou changement qu’elle subit par les efforts et l’action de la nature. La consistance des humeurs , leur couleur, l'odeur qu’elles répandent, annoncent ces changements dont les médecins jugent par les qualités sensibles. On a déterminé par une longue suite d'observations, quels sont les caractères propres à faire distinguer les matières qui ont éprouvé la coction, d'avec celles qui sont dans un état de crudité. L'évacuation de ces dernières annonce l'irritation ou l’impuissance, l'excès ou la faiblesse des efforts de la nature sur ces matières, et la supériorité de la maladie sur les forces vitales : cette évacuation est par conséquent d’un présage plus ou moins fâcheux.

2° Relativement à la nature, la coction est le travail qu’elle entreprend, pour agir sur l'humeur étrangère, pour la diviser, la séparer de la masse des fluides, la disposer à être portée au dehors, et enfin pour l’expulser.

y äit ou non matière hétérogène, qu'importe que ceci soit constant ou accidentel ?

Il faut s’en tenir à cette fin de non-recevoir, et non contester, comme l'ont fait ici les commissaires sur le plus ou moins grand nombre de maladies humorales.

(1} I eût été plus nécessaire encore de ne pas chercher à apprécier celle P'oposition , et en cela tout le monde aujourd'hui sera de notre avis, les médecins comme les magnétiseurs : ceux-ci parce qu’ils n’adoptent plus ces idées de Deslon et de Lafisse ; ceux-là parce que la médecine a répudié ces vieilles erreurs.

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