PREMIÈRE PROPOSITION
« De l'aveu de tous les médecins de tous les temps , il n'est qu'une seule cause de toutes les maladies, une matière hétérogène. »
Les médecins ont, de tous les temps, attribué un grand nombre de maladies à des matières hétérogènes; mais ils n'ont pas assigné cette cause comme seule et unique. On ne peut nier que la pléthore ou l'épuisement , l'épaississement ou le défaut de consistance des humeurs , et surtout les vices des solides trop relâchés ou trop tendus, trop denses ou trop grêles, ne puissent avoir lieu sans qu'une matière étrangère les produise. La première proposition est donc beaucoup trop étendue et doit être restreinte. Voyez Boërhaave, Sauvages, Astruc, Gaubius, et tous ceux qui ont écrit des livres élémentaires sur ces différents sujets; on y trouvera cette question résolue de la manière que nous nous contentons de faire pressentir ici. Nous ne croyons pas devoir entrer dans de plus grands détails sur une discussion purement théorique , et très-indifférente à l'objet de ce rapport et au but de notre examen (2).
(1) Les commissaires ont raison; il faudrait prendre à part chacune de ces propositions si le sujet l'exigeait ; mais véritablement tout ce qui va suivre sur l'étiologieest déplacé; toutefois nous allons concurremment avec les commissaires examiner quelques points principaux.
(2) C'est ce qu'il aurait fallu dire pour les autres propositions; elles sont très-indifférentes à l'objet du rapport et au but de l'examen. Qu'importe qu'il