DE LA COCTION
1° La coction consiste, relativement à l'humeur morbifique, dans une altération ou changement qu'elle subit par les efforts et l'action de la nature. La consistance des humeurs , leur couleur, l'odeur qu'elles répandent, annoncent ces changements dont les médecins jugent par les qualités sensibles. On a déterminé par une longue suite d'observations , quels sont les caractères propres à faire distinguer les matières qui ont éprouvé la coction, d'avec celles qui sont dans un état de crudité. L'évacuation de ces dernières annonce l'irritation ou l'impuissance , l'excès ou la faiblesse des efforts de la nature sur ces matières, et la supériorité de la maladie sur les forces vitales : cette évacuation est par conséquent d'un présage plus ou moins fâcheux.
2° Relativement à la nature, la coction est le travail qu'elle entreprend, pour agir sur l' humeur étrangère, pour la diviser, la séparer de la masse des fluides, la disposer à être portée au dehors , et enfin pour l'expulser.
y ait ou non matière hétérogène, qu'importe que ceci soit constant ou accidentel?
Il faut s'en tenir à cette fin de non-recevoir, et non contester, comme l'ont fait ici les commissaires sur le plus ou moins grand nombre de maladies humorales.
(1) Il eût été plus nécessaire encore de ne pas chercher à apprécier cette proposition , et en cela tout le monde aujourd'hui sera de notre avis , les médecins comme les magnétiseurs: ceux-ci parce qu'ils n'adoptent plus ces idées de Deslon etdeLalisse; ceux-là parce que la médecine a répudié ces vieilles erreurs.