Lettres, IX
ceros, ou addax, est bien l'antilope à laquelle le nom d'adrtax a été donné par les modernes. .
Hérodote* indique le Trûyaoyo; (« cul -blanc ») dans le pays des Libyens nomades. Le même nom, pygargu^, se retrouve dans des auteurs latins, Pline ^ JuvénaP, Symmaque* : ce dernier réclamait des pygargi en même temps que des addaces.
Nous avons parlé des dammae, aux cornes dressées, du poète Dracontius^ Némésien de Gartbage mentionne aussi ces animaux*^. Pline dit qu'ils habitent de l'autre côté de la mer (par rapport à l'Italie) ' ; il observe qu'ils ont les cornes recourbées en avant®. D'après ce détail, G"vier les a identifiés avec l'espèce d'antilope dite nanguer, ou mohor, qu'on rencontre au Maroc et dans le Sahara ^
Élien*" décrit un quadrupède africain qu'il appelle xijxaç et dont il parle en même temps que de la gazelle. Le -niu-y.;, a le poil roux, très épais, et la queue blanche; ses yeux sont de couleur bleu foncé, ses oreilles, remplies de poils fort abondants; ses belles cornes, se présentant de face, constituent des armes dangereuses. Il court avec une grande rapidité et traverse à la nage les rivières et les lacs.
Les animaux appelés aujourd'hui antilopes bubales sont bien, en effet, ceux que les Grecs désignaient sous le nom de l^o'jêy.Aoç, [joûêaAiç". Ils sont signalés en Afrique par Héro-