‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 107 sur 468 · Spectac · texte numérisé non relu

Spectac

8. VIII, 38 : « ... uros quibus imperitum volgus bubalorum nomen imponit, cum id gignat Africa vituli potius cervique quadam sirailitudine. » Conf. Timothéede Gaza, dans Hermès, III, 1869, p. 18, § 29.

9. Diodore (III, 30) affirme qu'on ne trouve dans le désert, au Sud de la Gyrénaique, d'autres quadrupèdes que la gazelle et le bœuf, tcXtiv ôop/.»ôo; y.x\ {ioôz. N'a-t-il pas voulu parler de l'antilope bubale? Conf. plus haut, p. 57.

10. Il serait utile de revoir avec soin ceux de ces monuments qu'on a décrits sans les reproduire, afin de reconnaître la nature exacte des animaux qui, y sont figurés. Une étude spéciale de la faune des mosaïques africaines par un zoologiste serait très désirable. Elle pourrait être intéressante, non seulement pour l'histoire naturelle, mais aussi pour l'histoire de l'art : en ce qui concerne les animaux étrangers à la Berbérie, elle nous donnerait des indications sur l'origine des modèles employés par les mosaïstes.

11. Mosaïques d'Oglet Atha (Gauckler, Invent. Tunisie, n" 17; Bull, archéologique du Comité, 1899, pi. VII); d'El Djem (Gauckler, n° 71; Catalogue du Musée Alaoui, Supplément, pi. XIV); de Sousse (Gauckler, n°' 140 et 153; Gauckler, Gouvet et Hannezo, Musée de Sousse, pi. VII, fig. 1, en haut, et pi. IX, flg. 1, à droite); de Carthage (Gauckler, Invent., n° 763 : chasse à la gazelle); d'Oued Atménia (de Pachlere, Invent. Algérie, n."' 200 et 262 : chasses à la gazelle); de Cherchel (de

paraissent être des oryx leucoryx^ ^addax^ l'antilope bubale ^ Les images d'oryx leucoryx n'indiquent pas nécessairement que cette antilope ait alors vécu dans le pays, car elles ont pu être copiées sur des modèles alexandrins. Cependant, comme il est probable que l'oryx est déjà représenté sur les gravures rupestres'% nous sommes disposé à croire à son existence dans le Nord-Ouest africain, pendant la période historique.

Au dire d'Elien^ le catoblepon (xaxcôêXsTiov) , animal d'Afrique, ressemble au taureau, mais a un aspect plus terrible. Il a des sourcils relevés et épais; ses yeux, plus petits que ceux du bœuf, sont injectés de sang; il regarde, non devant lui, mais à terre : d'où son nom. Une crinière, ressemblant à celle du cheval, part du sommet de la tête, descend à travers le front et garnit la face, donnant au visage un air encore plus farouche. Le catoblepon se repaît de racines vénéneuses. Lorsqu'il regarde en dessous, à la façon des taureaux, il se hérisse aussitôt et dresse sa crinière ; ses lèvres se découvrent et un souffle lourd, fétide, sort de son gosier, empoisonnant l'air audessus de sa tête. Cet air est funeste aux animaux qui le respirent : ils perdent la voix et tombent dans des convulsions mortelles. Aussi s'enfuient-ils le plus loin possible du catoblepon, car ils connaissent, comme lui-même, son pouvoir malfaisant.

Pachtere, n" 440; Bull, des antiquités africaines, II, 1884, fig. à la p. 306). — Basrelief de Kaoua, représentant une chasse à la gazelle (Gsell, Monuments antiques de l'Algérie, I, p. 104-6). Même sujet sur des bas-reliefs de Ghirza, en Tripolitaine (Méhier de Mathuisieulx, dans Nouvelles Archives des missions, XII, 1904, p. 2o).

1. Mosaïques de Sousse (Gauckler, Invent., n° 136; Gauckler, Gouvet et Hannezo, l. c, pi. VU, fig. 1, en bas, à droite); d'Oudna (Gauckler, Invent., a°' 3.59 et 381 ; Monuments Piot, III, p. 198, flg. 5, vers le milieu, sur la droite; ibid., p. 218, lig. 12, à gauche, vers le bas); d'Hippone (de Pachtere, l. c, n" 45; Mélanges de l'École de Rome, XXXI, 1911, pi. XIX-XX : scène de chasse); de Gherchel (de Pachtere, n° 425; Revue africaine, XLVIII, 1904, pi. III : scène de chasse).

2. L'addax est probablement représenté sur une mosaïque de Tébessa : de Pachtere, ri°3; Gsell, Musée de Tébessa, pi. IX.

3. Mosaïque d'Oudna : Gauckler, Invent., u° 381; Monuments Piot, IIl, p. 218„ fig. 12, à droite, vers le bas.

Page 1