Lib
3. Polybe, XXXVI, 16 (édition BiiUner-\\'obst). Appien, Lih., 71. Cicéron, De scneclute,X, 34. Valère-Maxime, IX, 13, ext., 1.
4. Conf., entre autres, Masqueray, dans Bull, de correspondance africaine, I, 1882-3, p. 108; Poulie, dans Rec. de Constantine, XXII, 1882, p. 291-6; i6id.,'XXXI, 1897, p. 344-8. Je citerai en particulier cette inscription de Sélif (C. /. L., VIII, 20387) : « Pcscenuia Saturnina vi.x(it) an(nis) CXXV; se valente fecit. »
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s'étendent en arrière de Bône. L'air de la ville d'IIippone était assez malsain, du moins en été* A l'intérieur, il y avait aussi des régions insalubres. Une inscription d'Auzia (Aumale) est l'épitaphe d'une femme, qui vécut quarante ans sans avoir souffert des fièvres, sine febribus^ : c'était, dans cette ville romaine, une exception digne d'être signalée ^ Observons aussi que les nombreux travaux hydrauliques établis par les anciens ont pu çà et là contribuer à la diffusion du paludisme. Au Sud de la Berbérie, les oasis, où les eaux d'irrigation s'écoulent mal, où souvent les rideaux de palmiers empêchent le vent de circuler, sont malsaines pour les bkncs; les nègres et les métis en supportent mieux le climat''.
Des pesteSj dont on n'indique pas en général le caractère exact, sont mentionnées à plusieurs reprises, soit à l'époque carthaginoise % soit à l'époque romaine ^ L'une d'elles, qui éclata à la fin du v® siècle avant J.-C, paraît avoir été propagée par des troupes qui l'avaient contractée en Sicile \ Une autre, qui fît beaucoup de victimes à Garthage au milieu du m'' siècle de notre ère, vint d'Ethiopie et se répandit dans tout le bassin de la Méditerranée ^ Celle qui sévit sous la domination byzan-
1. Saint Augustin, Lettres, GXXYI, 4 : « aeris morbidi ». Augustin y mourut des fièvres, à la fin du mois d'août 430 : Possidius, Vie de saint Augustin, 29. Gonf. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, f° 9, n" 59 (p. 5, col. 1).